Rurouni Kenshin
Nombre de volumes: 28
Argh! Kenshin! Le sujet à fâcherie pour les lecteurs de mangas. Mais c'est aussi une série qui m'a beaucoup marqué et pas forcement en bien.
Pour tout vous dire, j'ai lu le dernier volume pas plus tard qu'aujourd'hui. Et oui! Alors que je suivais la publication des tomes avec ponctualité depuis le volume 4.... J'ai mis trois plombes à acheter le dernier. Mais reprenons dans l'ordre voulez vous? Et faites gaffe je raconte une partie de la fin.
Kenshin en son temps, pour le gros fan de manga que j'étais, c'était un peu le sacré sésame. Car plus on lit de manga, plus on lit de merde. Alors quand on trouve un excellent Shonen. C'est la fiesta et on en démord pas. Dans le groupe de petits fanatiques que je fréquentais c'était le manga obligatoire du moment "T'as pas lu le nouveau Kenshin? Mais t'es une merde, va te pendre!!!".
Alors quand les OAV sur sa jeunesse sont sorties, j'ai sauté dessus et c'était foutrement génial!!! Barbare, sanglant mais aussi poétique. Wouw!!! J’étais en extase. Bref Kenshin c'était le manga par excellence..... Durant une période.
Oui car si l'on peut dire, le manga est séparé en trois parties. La première n'est qu'une succession de petites histoires qui dépassent pas, pour la plus longue, les trois volumes. Ca dure jusqu'au volume six et ça nous crée toute une panoplie de personnages. La plus longue étant la partie "Oniwaban Shu" qui en a mis sur le cul plus d'un, dont moi. De plus cela montrait un personnage principal qui risquait de briser une promesse. Et oui car ce grand gaillard de Kenshin s'est juré de ne plus tuer, d'ailleurs il en porte un sabre à lame inversé. Mais à chaque fois, nous sommes à nous dire "ça ne durera pas!"
Et c'est pas faux!!! Car a partir du septième commence la plus longue et la plus réussie: Kyoto.
Un vilain hyper réussi, un allié ambigu qui nous offre un combat des plus sauvages contre Kenshin (les connaisseurs se souviendront de Saito). Chaque tome est une merveille et c'est avec douleur qu'on attend le suivant, hormis le fait que..... Bah oui, ce bougre de Watsuki n'arrête pas de dire qu'il cherche un nouveau style, pour dessiner plus vite. Et bien le seul résultat obtenue est le suivant: son dessin se dégrade. Nous sommes au volume 13, même pas à la moitié de la série et ça commence à se dégrader, en tout cas visuellement ça diminue peu à peu.
Et Kyoto se conclue avec une pirouette scénaristique des plus bidons (bah oui Kenshin peut pas tuer hein mais le méchant il s'en fout de ça), ça nous gâche notre plaisir mais bon... l'en faut plus pour nous abattre.
Et nous entrons donc dans la dernière partie du manga et la.... patatras!!!! (chabadabada). La série se casse la gueule de volume en volume. On reprend la même formule que pour Kyoto sauf que c'est moins bien réussi et que l'ennemi principal manque foutrement de charisme. Kenshin nous raconte son passé, qu'on avait vu dans les OAV..... Ben c'était meilleur en OAV hein! Cette version manga est molle, gentillette. Et on continue comme ça jusqu'au volume 27. Et on comprend que c'est foutu: Kenshin ne retuera pas, c'est un brave type (fait chier).
Donc un peu désespéré, j'ai même pas acheté le volume 28.
Aujourd'hui c'est chose faite. Alors que dire? Que tout ça finit le mieux que ça pouvait vu comment c'était barré. Une fin un peu trop prévisible, personne ne meurt, chacun reprend sa route. Kenshin arrête le sabre....mais je ne vous dirai pas pourquoi (car j'ai trouvé ça plutôt pas mal). Bref y'a une sensation de bâclée, mais plus du aux volumes précédent qu'a cette fin elle-même.
Alors Kenshin? Valable ou pas? Quand on lit ce vieux grigou de Watsuki, on a envie d'être clément avec ce manga qui a une allure de montagne (tu grimpes lentement jusqu'au sommet puis après tu prend 5mn pour redescendre), lui même n'a pas l'air satisfait de son boulot sur les derniers tomes et a finalement abandonné l'idée d'une autre partie. Lucidité? Ou simple hasard.
Alors oui Kenshin c'est une bonne série mais cette perte de qualité m'empêche de vous la conseiller aveuglément.