Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 Jun

Claymore

Publié par Chevalier Shakka  - Catégories :  #Shonen old school

Dessin et Scénario:  Norihiro Yagi
Nombre de volumes: En cours


Sang et tripailles avec feminité

Des mangas d’Heroic Fantasy, y’en a un sacré paquet. Et en majorité on retrouve des titres complètements nazes, qui se contentent de pomper tous les poncifs du genre (dragons, lutins, elfes) façon Brave Story. Oh bien sûr, au dessus de tout ça on trouve des œuvres géniales tel Berserk ou Bastard !! Mais c’est rare hein. Et puis y’a des titres pas forcément très originaux, mais qui tirent leurs épingles du jeu. Claymore est de ceux là.

J’avoue que la première chose qui m’a tapé dans l’œil durant mon intensive lecture, c’est le trait. Vous me dire c’est normal pour un manga. Je vous réponds que de telles blagues sont indignes de vous. Un trait très fin et élégant allié à des décors désespérément vides. Mais pour une fois, je trouve que c’est classe. Pas de surcharge de décors ou d’arrière plans fumeux fait grossièrement à la trame. Toute notre attention se focalise sur les personnages et ça marche plutôt bien. Cette absence de détail est en parfaite cohérence : ce sont les personnages qui priment.

Car dans Claymore, pas d’explications bidons histoire de crédibiliser un pseudo-monde fantastique. On rentre directement dans l’aventure et on s’emmerde pas avec une introduction censée nous poser les cadres de l’histoire. Les personnages, les lieux tout ça…on les découvrira au fur et à mesure, quand ça s’avérera nécessaire. Et ça c’est tellement rare dans l’Heroic Fantasy, que c’est un véritable bonheur.
Du coup, les limites de ce monde fantastique ne sont pas clairement définies. Ca pourrait être une faiblesse mais comme la trame ne tourne pas autours d’une guerre gigantesque, on se fout de l’univers. On se doute bien qu’il est d’un classicisme absolu, pas besoin de nous l’expliquer. Et ça l’auteur l’a bien compris.
Et une fois entrée dans l’histoire, on trouve cette narration tellement plus fluide et agréable. Je me répète, mais ça fait un bien fou !! Car la seule chose qui compte dans Claymore, ce sont ses personnages.

Aaaaah, ces personnages… Hahaha quel bonheur j’ai envie de dire ! D’ailleurs je le dis : quel bonheur ! Y’a que des gonzesses dans ce foutu manga !!! Bon non pas tout à fait. Mais toute les Claymore, sortes de guerrières formées pour foutre une correction à des méchants monstres, sont uniquement des femmes. Ca peut paraître débile, mais j’ai trouvé ça juste cool. D’ailleurs, la raison pourquoi seules les femmes peuvent devenir des Claymores… c’est juste la mega classe. Et ça nous change du héros entouré d’une potiche et trois faires valoir. Et cette atmosphère féminine que dégage le titre, lui donne une saveur particulière franchement agréable. Ouaip, Claire est une héroïne de shonen qui n’a pas à rougir de ses camarades masculins, bien au contraire.

Le seul défaut du titre serait d’être un Shonen : on n’évite malheureusement pas quelques tares du genre : les Claymores sont classées par numéro, de la plus faible à la plus balèze. Et chez les monstres il y a les supers-monstres encore plus puissants. Et que même dans ces supers monstres, y’a encore une autre classe encore plus top de dingue, qui est trop forte en natation. Bref, ces petits codes si chères au genre, mais si chiant pour le coup (même si au début c’était marrant). Car l’histoire n’a clairement pas besoin de ce bordel hiérarchique pour juste nous dire que « machine affronte une ennemie 27 fois plus balèze qu’elle !!! ». On s’en fout ! On voit bien quand l’héroïne galère ou pas !

Heureusement tout ceci semble s’atténuer avec le temps : les personnages et l’intrigue s’étoffe au fur et à mesure, laissant de côté l’aspect un poil trop « Top 50 ». D’autant que la pour le coup, la oui on peut le dire ! C’est pas du flanc comme FMA ! Claymore déborde de plus en plus sur le Seinen. Les combats sont certes nombreux, mais ultra courts, ce qui évite un rallongement artificiel de l’intrigue. Et la violence se fait de plus en plus dure. Est-ce que, tel Bastard !!, l’œuvre engagerait un virage pour viser un public plus mature ? C’est franchement ce que je lui souhaite, car on sent que le grand potentiel du titre attend de sortir de cette narration trop manichéenne pour nous exploser au visage.

D’ailleurs en parlant référence, on a beaucoup dit que Claymore, c’était le Berserk au féminin. Et la tout de suite les fans ont criés « Mais n’importeuh koa !!! ». Bah nan, c’est clair que l’inspiration est flagrante : personnage solitaire, qui affronte des monstres, au désir de vengeance et à l’enfance tragique, qui possède une malédiction et au départ fait preuve de froideur avant de trouver un compagnon dans son aventure.
Alors si Claire n’est pas Guts, le cousinage n’est pas inexistant non plus. Et en dehors de ça, le traitement, l’intrigue et tout le reste n’a pas grand rapport. Mais il ne faut pas nier ce qui est indéniable : Il y a des similitudes mais qui sont plus proche de l’inspiration que du plagiat.

Et donc pour enfin boucler, parce qu’on rigole mais hein ! Faudrait peut-être conclure ! Et bien Claymore est un titre d’Heroic Fantasy au potentiel énorme, avec des personnages qui ne cessent de monter en puissance. Ajoutez à ça une narration et un dessin en parfait accord. Vous avez un titre d’excellente facture. En espérant qu’il continue sur cette lancée et qu’il tienne les espoirs qu’on place très rapidement en lui. Pour l’instant c’est bien parti.
Et si vous êtes pas convaincu, faisons la plus simple : des mignonettes en armure légères, qui tranchent du monstre par paquet. C’est tout simplement un des postulats les plus cools qu’on puisse faire.


Commenter cet article

À propos

Parfois je cause Manga