Sumomo momomomo
Dessin et Scénario: Shinobu Ohtaka
Nombre de volumes: en cours
Le manga le plus mal adapté du monde!
Lire un tome de Berserk est toujours une expérience unique, un moment de jouissance extrême. Un grand plaisir ou se mélange multiples émotions et ce volume 26 ne déroge pas à la règle. Beau comme un démon, sombre et viscéral, Guts et ses compagnons…. Heu attendez ! La on est ici pour faire une chronique de Berserk, mais du manga Sumomo ! Bon et bien… tant pis… Quand faut y aller… Vous êtes chiants vous savez ?
Alors ! Je vous vois déjà de vos grands yeux ébahis ! Chroniquer le manga de Sumomo ? N’est ce pas de l’acharnement ? Ai-je fait exprès d’acheter ce manga histoire de cracher encore plus sur la série ? Et bien vous avez votre réponse : c’est exactement ça.
Je me suis tapé l’intégrale de la série, sans trop savoir pourquoi j’ai fait ça. Sans doute quelque chose d’hypnotique me poussait à cliquer sur « épisode suivant ». Surement ces « Kouchi donoooooooooo » qui rendrait n’importe quel ingénu en **** d’enfants. Mais grace à ma cosmo-énérgie (haha ! référence à mes précédentes chroniques), j’ai survécu.
Enfin je vous le concède : acheter un manga dans le seul but d’en dire du mal, faut pas être clair. Mais ce n’était pas l’unique raison ! Cette série qui ne m’avait arraché que trois fous rires (sur 22 épisodes les mecs) me donnait l’impression d’avoir un potentiel un peu plus grand que celui qu’on me proposait. Et comme j’ai toujours préféré les mangas papiers aux Animes, j’ai tenté l’aventure. Et bien franchement la surprise fût de taille.
Balayons d’abord ce doute qui vient de germer dans vos esprits : non Sumomo n’est pas un excellent manga ! Il est loin d’être hilarant et c’est tout sauf un bijou d’humour et d’originalité. Je me fous de ce qu’a dit Anime Land ! Ils doivent juste avoir un très bon fournisseur de coke.
Mais comparé à l’Anime… la différence de qualité est tout simplement phénoménale. Sumomo fait parti de ces titres fait sous acide : tout va à la vitesse de la lumière, les personnages apparaissent en pagaille, tous plus farfelus les uns que les autres. Oui c’est une façon forcing de faire du gag, mais le fait est que ça marche. Même si tout tient vraiment à un fil et qu’on peut craindre une overdose dans le futur, pour l’instant on se marre. Tout du moins la lecture est très rafraichissante. Le pitch semble enfin servir de vrais gags et non un enchainement de situations plus ou moins douteuses. On peut toujours discuter sur la vision de la femme… Mais hé ! Nous sommes au Japon. Et faire le scandalisé c’est un peu oublier que le cliché « femme au foyer qui garde les gosses et qui est au petit soin pour son mari » est une vérité là-bas. D’autant que c’est loin d’être le seul manga à en faire l’apologie (car c’est un peu 100% de ce que fait le shojo), juste peut-être le seul à l’exprimer si ouvertement et sans complexe. Remarquez, nous sommes dans une comédie.
Bref ! En soi, il n’y a pas grand-chose à dire sur Sumomo tel-quel. C’est un manga rafraichissant, rigolo, au graphisme parfois ultra original et beau, parfois juste laid, avec quelques idées par ci par là intéressante et le coup que pour une fille c’est la fille l’ultra balèze et le mec la lavette… ouais moi ça m’éclate. Grosso modo : un bon petit manga sans prétention à lire un jour on veut pas se prendre la tête. Mais alors ? Qu’est ce qui s’est passé avec l’Anime ?
Et bien je l’ai dit ! L’équilibre de Sumomo est très fragile. C’est drôle, on accepte beaucoup parce-que tout est bien agencé et que c’est ultra speed. L’Anime a décidé de prendre le manga et de tout secouer, en y ajoutant quelques gags et changements des gouts les plus discutables. Du coup, on se retrouve avec des histoires inversés chronologiquement, des situations modifiées et des gags retouchés. Sans oublier !!! Les fameuses rallonges (et une doubleuse principale exécrable). Du coup le rythme semble plus celui d’un vieux pépé sur son banc que d’un jeune drogué nageant dans la Seine. Et forcément la conséquence est la suivante : on s’emmerde et c’est grave lourdingue.
C’est rare qu’une adaptation arrive à se planter, vu que c’est habituellement le calque du manga, mais Sumomo a réussi cet exploit en transformant un petit titre rigolo en grosse blague potache pas drôle. Bravo à eux , c’était pas facile à réussir ! KOUCHI DONOOOOOOOOO !!!!!!
… Et sinon, le tome 26 de Berserk est juste sublime. Lisez le !