Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 Jun

He is my Master

Publié par Chevalier Shakka  - Catégories :  #Shonen tu t'fend la poire

Dessin: Asu Tsubaki
Scénario:Mattsu
Nombre de volumes: En cours


Joliment Marrant

« Depuis toujours dans les comédies sentimentales… La fille tombe amoureuse du héros qui touche sa poitrine où voit sa culotte par accident. Oui, ce genre de situations oniriques existe dans certains mangas.

Mais ce n’est pas une comédie AMOUREUSE c’est un manga COMIQUE »

Ainsi commence He is my Master…

Bon en fait c’est ce que j’aurai aimé dire, mais c’est totalement faux vu que c’est carrément à la fin du premier volume. Mais je trouve que ce joli pied de nez à un des clichés du manga était vraiment marrant et qu’il méritait d’être cité en intro. Bon certes sans les images ça perd de son impact, mais je vous pouet pouet ! Alors sinon docteur, qu’est ce que c’est qu’He is my Master ? Et bien ce n’est pas sale figurez vous ! Mais revenons à nos débuts, quand les filles étaient encore toutes innocentes, où les hommes partageaient leurs cotes.

Mon premier contact avec le manga fut son adaptation en série que j’ai découverte grâce à mes recherches fort poussées dans le monde de la Japanimation et du manga. Ou en des termes plus honnêtes : j’crois que je suis tombé sur un doujin hentaï de ce truc là. Du coup j’ai maté quelques épisodes et j’étais pas plus transcendé. En tout cas pas assez pour voir la suite. Mais pas non plus dégoûté, au point d’avoir eu l’impression d’avoir perdu 10 ans d’espérances de vie (à vous faire regretter de ne pas vous être drogué plus étant jeune) mais on s’égare. Donc quand j’ai su qu’à la base il s’agissait d’un manga je me suis penché dessus avec quelque curiosité. D’autant que l’accroche du truc est on ne peut plus claire : « Du fanservice astiqué au plumeau », ou quelque chose du genre. Et comme slogan c’est quand même sacrément osé ! Beaucoup d’œuvres font du fanservice, mais ça n’est jamais un argument de vente.  Au contraire ça semble être le bonus pas assumé et masqué par des scénarios parfois plus ou moins douteux, au lieu d’y aller carrément à fond (Katsura, Akamatsu, Urushihara, si vous me regardez les mecs !). Donc la on nous propose une histoire marrante dont la trame est coquine. Dites ce que vous voulez. Mais un tel postulat peut effectivement permettre quelque chose de drôle, à partir du moment ou c’est conçu comme tel. Parce que moi j’aime bien me marrer et je déteste pas quand c’est coquin. Alors si en plus les deux se marient bien ! Ca déboîte l’ouvre boite !

 
Donc qu’avons-nous  là ? Deux filles fugueuses, qui arrivent chez un jeune garçon, dont les parents sont décédées et qui est ultra riche. Il est seul, les recrutent comme serveuses, les forces à porter des tenues de soubrette et elles sont obligées de lui obéir pour gagner leur vie. Ajoutez à ça un crocodile obèse un peu pervers, une troisième Maid à tendance lesbienne et des couvertures de volumes aguicheuses… Le décor est placé, tout est conçu pour ce qu’on nous a promis. Et alors, ça donne quoi ?

 
Et bien c’est un manga COMIQUE ! Vous avez pas lu le début ou quoi ? J’avais pourtant pas mis vraiment de suspens. He is my Master ne contient pas de fanservice, mais alors pas du tout. Et oui regardez moi dans les yeux : je suis très sérieux. A côté Negima est un porno à tendance pédophile. Du coup, si vous étiez la pour ça… circulez y’a rien à voir. Car oui, l’ambiance environnante est un peu coquine, les gags le sont dans le fond, mais visuellement c’est le néant absolu. Le slogan des éditions Asuka n’était qu’un foutu mensonge ! On s’est fait floué ! Ou alors a force d’astiquer, tout s’est barré! Mais alors, qu’est ce qui reste dans le fond ?

Et bien un titre plutôt marrant avec un dessin à tendance kawaii mais sans verser dans le niais. Moi je me suis bien marré en tout cas et je ne m’y attendais pas vraiment. Et c’est la ou l’on reviens à l’intro de mon texte : He is my Master tourne en ridicule quelques poncifs du genre et le fait plutôt intelligemment. Le titre sait exactement qu’avec son thème et le fait que les héroïnes sont habillées d’une façon bien particulière, va attirer un public bien particulier et risque vite de se faire cataloguer dans un genre bien particulier. Et c’est pour ça qu’au final on est agréablement surpris de voir qu’il se débarrasse rapidement de tous ces préjugés. Et moi je dois dire que j’ai été déçu que y’ai pas de fans… heu j’ai été bluffé par tant de maîtrise et d’humour !

Donc au final on a un titre bien frais, bien rigolo et qui ne se prend pas trop la tête. C’est surprenant non ? C’est d’autant plus surprenant, vu que l’anime a complètement perdu la finesse de l’original et se contente d’aligner gentiment les gags en foutant… du fanservice bah oui… Ou alors c’est l’ULTIME dérision ! Mais j’y crois pas. Venant du studio Gainax, c’est décevant. Alors qu’à l’époque ça aurait été les premiers à donner un truc génial de cette adaptation.

C’est sur qu’au delà de la dérision et de l’humour franchement original, on se retrouve finalement avec un manga comique assez classique dans sa narration. Uniquement composé de petites péripéties sans rapport, avec à chaque fois un nouvel élément perturbateur et tout ces trucs un peu bateau. Mais pour avoir réussi à nous piéger comme ça, c’est déjà un excellent gag. Et qui sait ce que l’avenir nous réserve ?

He is my Master, c’est joliment marrant.


Commenter cet article

À propos

Parfois je cause Manga