Dimanche 6 juillet 2008
Dessin et Scénario:  Masami Kurumada
Nombre de volumes: 28


Eveilles toi au 12ème sens!

Figurez vous que j’étais chez moi ! Je vous dis ça histoire que vous puissiez me situer dans l’espace. Mais en faisant cela je m’écarte du sujet. Bref j’étais chez moi et je me demandais bien ce que je pourrai chroniquer. En ce moment je n’ai rien d’incroyablement génial et rien de gravement pourri. Du coup j’étais pas inspiré. Puis s’est créé un miracle : on va profiter de la sortie prochaine de  The Lost Canvas pour parler de Saint Seiya ! Et pour ça, commençons par le seul, l’unique, l’original de Masami Kurumada !

Saint Seiya c’est l’un des fondateurs de la vague manga en France. Sans lui vous ne liriez peut-être pas vous mangas tout nuls avec des filles à moitié nues dedans ou avec des mecs qui ont des bulles de savon quand ils parlent ! Car franchement, les jeunes d’aujourd’hui ont des gouts de chiotte ! Ou sont passés les bonnes valeurs hein ? Avant on savait raconter des histoires viriles ! De mec ! D’amitié et tout ça ! Aujourd’hui c’est des trucs pédophiles et incestueux !! Saint Seiya, ça c’était du vrai manga ! M’enfin, est-ce encore le cas après tant d’années ? Parce-que bon, le temps passe et le Mythe a un perdu de sa splendeur au lavage.

Bah oui c’est vrai ! Ca a pris un sacré coup de vieux les aventures de Seiya et ses potes. Tout respire une sorte de ringardise dans la façon de raconter l’histoire, de dessiner et même les valeurs sont décrites de façon un peu kitsch. Du coup, au second degré vous aurez une œuvre savoureusement drôle comme l’auteur n’avait pas du le prévoir. On a ces merveilleux moments de bravoure ou nos héros clament leurs amours de la juste entouré d’étoiles scintillantes (ou alors vous avez l’option « la Terre elle est belle » entouré de papillons et de fleurs).
On a aussi ces phrases bien viriles comme on en fait plus, qu’on croirait sortie de GTO . Par exemple vous avez ce dialogue, ou un Chevalier d’argent explique que son corps qui n’a jamais été blessé est une preuve de sa force. Réponse de Seiya:

« -Ne jamais avoir été blessé n’est en rien glorieux ! Les blessures sont au contraire la preuve du courage dont un homme à fait preuve ! C’est une sorte de décoration pour lui ! »

C’est pas beau cette virilité ?

Et en plus de ça vous avez un super scénario coupé en trois parties ! La première, et la plus célèbre, le Sanctuaire et ces chevaliers d’Or. Mais la ou Kuramada a fait très fort, c’est avec la partie Poséidon. Car il a tout simplement osé raconter la même histoire deux fois de suite. Si on schématise, le Sanctuaire c’est les 12 maisons du Zodiaque a traverser dans un délai imparti, chacune gardées par un chevalier très puissant, avant que la flèche plantée dans le cœur d’Athéna ne la tue. Poséidon, c’est 7 piliers à détruire, chacun gardés par un chevalier très puissant, avant qu’Athéna ne meure noyé. Oui, il y a comme un air de ressemblance pas vrai ? Et comme si ça suffisait pas, on a les mêmes rebondissements du genre :

Shiryu : « Oh zut ! J’ai encore perdu la vue ! »

Hyoga : « Oh zut ! Après mon maitre, je dois encore tuer un ami ! »

Shun :  « Hikki mon frère ! Aide-moi ! »

Seiya : « Bon sang ! Si seulement j’avais une armure d’or ! Oh miracle en voila une ! »

Kanon : « J’étais méchant, mais maintenant je suis cool ! »

 

La raison pour laquelle Kuramada s’est amusé à nous raconter une deuxième fois la même histoire en pensant qu’on ne le remarquerait pas… Ca m’échappe totalement.
Après a suivi la partie Hadès, qui aurait pu se faire sans fausse note, si la fin n’avait pas été faite comme un boucher  avec ses coïncidences un peu grosses (« Bon sang ! Si seulement j’avais du sang d’Athéna ! Moi aussi j’aurai une armure divine ! Oh ben tien ! Y’en a par terre ! »). Oui je sais que la publication a été raccourcie et qu’il a fallu conclure en urgence et c’est bien dommage.
Ajoutez à ça un style graphique inimitable ! Car il ne faut pas oublier ces personnages androgynes, ces larmes dessinées comme des cascades, ou les héros qui auraient soi-disant 14 ans (oui oui ! Seiya il a 14 ans en fait). Plus la honte ultime : des armures tellement pourris au début, que la Toei ne les a pas gardées comme modèle au début de l’adaptation en la série (hé ! y’a des jouets à vendre derrière). Heureusement, le bonhomme s’est amélioré par la suite.

Je vous vois venir avec vos esprits tordus. Vous pensez que je n’aime pas Saint Seiya. Et bien c’est totalement faux ! J’adore Saint Seiya ! J’ai pris un pied fantastique à redécouvrir cette œuvre en manga à l’époque. Les personnages surpuissants avec des armures ultra cool, le fond mythologique qui donne une aura de dingue, les combats titanesques, ces personnages qui se relèvent à bout de force pour la énième fois en hurlant « Que mon cosmos s’enflamme jusqu'à son paroxysme !!!! », des héros au sens de la justice comme on en fait plus. Saint Seiya c’est simplement une grande œuvre. Mais voila, ça ne m’empêche pas de voir ses défauts : une narration d’une autre époque ; des dessins pas toujours sublimes, une fin un peu expédiée et surtout, le plus impardonnable : une seconde partie complètement bidon (même Asgard, qui serait aujourd’hui considéré comme des épisodes Hors-séries, était juste incommensurablement meilleur).

En clair, Saint Seiya c’est comme un vieux film, il faut regarder ça sans oublier de quand ça date et accepter ce côté désuet qui s’en dégage (ce qui lui donne également un certain charme). Un Shonen pur jus, comme on en fait plus, réservé aux nostalgiques et à ceux qui savent apprécier un vieux crû à sa juste valeur. Mais il est certain que quelqu’un élevé à des titres trop contemporain ne pourra pas en savourer toute les subtilités.
Saint Seiya : l’unique chef-d’œuvre d’un certain Masami Kurumada.

par Chevalier Shakka publié dans : Shonen old school communauté : Les critiques Manga
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Mardi 24 juin 2008
Dessin et Scénario:  Norihiro Yagi
Nombre de volumes: En cours


Sang et tripailles avec feminité

Des mangas d’Heroic Fantasy, y’en a un sacré paquet. Et en majorité on retrouve des titres complètements nazes, qui se contentent de pomper tous les poncifs du genre (dragons, lutins, elfes) façon Brave Story. Oh bien sûr, au dessus de tout ça on trouve des œuvres géniales tel Berserk ou Bastard !! Mais c’est rare hein. Et puis y’a des titres pas forcément très originaux, mais qui tirent leurs épingles du jeu. Claymore est de ceux là.

J’avoue que la première chose qui m’a tapé dans l’œil durant mon intensive lecture, c’est le trait. Vous me dire c’est normal pour un manga. Je vous réponds que de telles blagues sont indignes de vous. Un trait très fin et élégant allié à des décors désespérément vides. Mais pour une fois, je trouve que c’est classe. Pas de surcharge de décors ou d’arrière plans fumeux fait grossièrement à la trame. Toute notre attention se focalise sur les personnages et ça marche plutôt bien. Cette absence de détail est en parfaite cohérence : ce sont les personnages qui priment.

Car dans Claymore, pas d’explications bidons histoire de crédibiliser un pseudo-monde fantastique. On rentre directement dans l’aventure et on s’emmerde pas avec une introduction censée nous poser les cadres de l’histoire. Les personnages, les lieux tout ça…on les découvrira au fur et à mesure, quand ça s’avérera nécessaire. Et ça c’est tellement rare dans l’Heroic Fantasy, que c’est un véritable bonheur.
Du coup, les limites de ce monde fantastique ne sont pas clairement définies. Ca pourrait être une faiblesse mais comme la trame ne tourne pas autours d’une guerre gigantesque, on se fout de l’univers. On se doute bien qu’il est d’un classicisme absolu, pas besoin de nous l’expliquer. Et ça l’auteur l’a bien compris.
Et une fois entrée dans l’histoire, on trouve cette narration tellement plus fluide et agréable. Je me répète, mais ça fait un bien fou !! Car la seule chose qui compte dans Claymore, ce sont ses personnages.

Aaaaah, ces personnages… Hahaha quel bonheur j’ai envie de dire ! D’ailleurs je le dis : quel bonheur ! Y’a que des gonzesses dans ce foutu manga !!! Bon non pas tout à fait. Mais toute les Claymore, sortes de guerrières formées pour foutre une correction à des méchants monstres, sont uniquement des femmes. Ca peut paraître débile, mais j’ai trouvé ça juste cool. D’ailleurs, la raison pourquoi seules les femmes peuvent devenir des Claymores… c’est juste la mega classe. Et ça nous change du héros entouré d’une potiche et trois faires valoir. Et cette atmosphère féminine que dégage le titre, lui donne une saveur particulière franchement agréable. Ouaip, Claire est une héroïne de shonen qui n’a pas à rougir de ses camarades masculins, bien au contraire.

Le seul défaut du titre serait d’être un Shonen : on n’évite malheureusement pas quelques tares du genre : les Claymores sont classées par numéro, de la plus faible à la plus balèze. Et chez les monstres il y a les supers-monstres encore plus puissants. Et que même dans ces supers monstres, y’a encore une autre classe encore plus top de dingue, qui est trop forte en natation. Bref, ces petits codes si chères au genre, mais si chiant pour le coup (même si au début c’était marrant). Car l’histoire n’a clairement pas besoin de ce bordel hiérarchique pour juste nous dire que « machine affronte une ennemie 27 fois plus balèze qu’elle !!! ». On s’en fout ! On voit bien quand l’héroïne galère ou pas !

Heureusement tout ceci semble s’atténuer avec le temps : les personnages et l’intrigue s’étoffe au fur et à mesure, laissant de côté l’aspect un poil trop « Top 50 ». D’autant que la pour le coup, la oui on peut le dire ! C’est pas du flanc comme FMA ! Claymore déborde de plus en plus sur le Seinen. Les combats sont certes nombreux, mais ultra courts, ce qui évite un rallongement artificiel de l’intrigue. Et la violence se fait de plus en plus dure. Est-ce que, tel Bastard !!, l’œuvre engagerait un virage pour viser un public plus mature ? C’est franchement ce que je lui souhaite, car on sent que le grand potentiel du titre attend de sortir de cette narration trop manichéenne pour nous exploser au visage.

D’ailleurs en parlant référence, on a beaucoup dit que Claymore, c’était le Berserk au féminin. Et la tout de suite les fans ont criés « Mais n’importeuh koa !!! ». Bah nan, c’est clair que l’inspiration est flagrante : personnage solitaire, qui affronte des monstres, au désir de vengeance et à l’enfance tragique, qui possède une malédiction et au départ fait preuve de froideur avant de trouver un compagnon dans son aventure.
Alors si Claire n’est pas Guts, le cousinage n’est pas inexistant non plus. Et en dehors de ça, le traitement, l’intrigue et tout le reste n’a pas grand rapport. Mais il ne faut pas nier ce qui est indéniable : Il y a des similitudes mais qui sont plus proche de l’inspiration que du plagiat.

Et donc pour enfin boucler, parce qu’on rigole mais hein ! Faudrait peut-être conclure ! Et bien Claymore est un titre d’Heroic Fantasy au potentiel énorme, avec des personnages qui ne cessent de monter en puissance. Ajoutez à ça une narration et un dessin en parfait accord. Vous avez un titre d’excellente facture. En espérant qu’il continue sur cette lancée et qu’il tienne les espoirs qu’on place très rapidement en lui. Pour l’instant c’est bien parti.
Et si vous êtes pas convaincu, faisons la plus simple : des mignonettes en armure légères, qui tranchent du monstre par paquet. C’est tout simplement un des postulats les plus cools qu’on puisse faire.


par Chevalier Shakka publié dans : Shonen old school communauté : Les critiques Manga
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Samedi 17 mai 2008
Dessin et Scénario:  Ken Akamatsu
Nombre de volumes: En cours


Negima, ça ne remplit pas!

Ah je sais ce que vous allez me dire ! Je vous avais promis du Rosario + Vampire et je le fais pas ! Oui je sais honte sur moi ! Et je vois à quel point vous êtes déçu (tu parles) ! Mais je vous jure j’y peux rien ! L’article est même écrit ! Mais à ce moment là j’ai lu le tome 11 de Negima et j’ai pas pu m’empêcher de hurler ! Et j’ai crié toute la nuit avec mon marteau sur le paillasson !!! Bref ! Il fallait absolument que je chronique ce manga avant. Et pour cela fallait quand même que je lise le 12ème volume, et ça j’avoue j’ai galéré. Enfin voila désormais c’est fait, alors parlons un peu de Negima ! Magister master je ne sais quoi.

En fait la première chose qui pourrait motiver à lire ce truc c’est son auteur. Quand t’as fait Love Hina juste avant, t’as forcément un capital sympathie assez important. Du coup oui ! J’avais envie de relire un truc d’Akamatsu, parce qu’il a un graphisme sympa, parce que c’est un peu le patron du fan service et parce qu’en général on s’emmerde pas trop quand même. Alors hop ! Ni une ni deux je me suis lancé et ce malgré tous les à priori que j’ai pu lire (dont ceux d’un certain « Mr. N »).

On m’avait dit que c’était pompé d’Harry Potter. Oui c’est vrai. Il est magicien, il est jeune, il porte des lunettes et le comble de tout, il est British. Donc pas de doutes, le personnage principal c’est Harry Potter. Sauf qu’il fait pas d’études et que c’est déjà un génie de la magie qui recherche son père disparu qui était lui-même un grand magicien. Waah comment c’est original ! Et comme Akamatsu est un Dieu du scénario qui sert son Art (les pages avec de la culotte dedans), il va faire du Love Hina puissance 1000 ! Fini la pension de jeunes filles avec une source chaude ! Bienvenue dans une école pour filles avec terrain de sport, bains et d’autres trucs prétexte à faire du Akamatsu.

Negima au top du fan service ? C’est effectivement ce que je lui ai reproché durant les 5 premiers tomes. Car si cela devenait agaçant dans Love Hina, c’est parce que l’histoire pouvait facilement s’en passer. La on ressent fortement que Negima tourne à vide et n’a que ça pour lui. Et je ne vais pas faire l’hypocrite, Akamatsu est cool également parce qu’il montre des filles dénudées. Sauf qu’à un moment, ça barbe un peu quand il ne se passe rien d’autre. Mais le gredin à plus d’une corde à son arc.

D’abord il arrive à nous tenir par des petites amourettes dont sa maîtrise n’est plus à prouver dans le genre. Puis, même si une majorité des personnages sont fadasses, ils sont assez nombreux et se passent assez le relais pour ne pas qu’on s’ennuie. Puis merde ! Des amourettes avec un gamin de 10 ans alors que les filles en ont 15 ! C’est tellement immoral que c’est génial ! Et surtout: le bonhomme se lance dans du Shonen plus Old School, plus nekketsu, plus « la rage de vaincre et de peter la d’jeule a mes ennemis ». Chose qui devient prédominante à partir du volume 6.

Car enfin ! Après 5 tomes de « montrons nous nos soutifs et faisons sortir un lapin d’un chapeau», ça part sur une vraie histoire et il s’en sort pas trop mal. Les affrontements sont certes surdynamisé pour rien (abus de traits et d’impacts pour donner une sensation de rythme, on sent qu’il est pas un expert dans le genre), mais bon ça passe quand même. Bref il mélange le pur Shonen de baston avec de la magie et son style de raconter des amourettes. Et faut dire que c’est cool. Pas un modèle, mais ça laisse envisager d’excellents trucs et le personnage d’Evangeline est juste génial, dans tout ce harem fadasse.

Sauf que voila ! Actuellement l’histoire s’est embourbée dans un tournoi. Et ouais vous avez bien lu ! Un tournoi ! Le truc le plus cliché que le shonen puisse faire. Le truc ou t’en a tellement lu qu’il va falloir que l’auteur assure pour te le faire accepter. Et dans Negima ce n’était pas gagné. Déjà parce que le prétexte est totalement bidon et que, ce qui s’annonçait comme un hommage n’est en fait que de la repompe. Sur le coup j’ai trouvé ça génial ce « grand tournoi des arts martiaux » ou « jadis de grand combattants y ont brillés ». Mais trop géant ! C’est hommage vibrant à Dragon Ball ! Et il parle de San Goku ! Il y a le même système d’éliminatoires ! Le coté oriental du ring, le commentateur avec un look tordu ! Trop excellent !!! Excellent vraiment ? Pas tellement en fin de compte. En plus de pomper le principe de la salle du temps, des techniques à Naruto et des séquences à Saint Seiya, il arrive à foutre tout son tournoi en l’air en le truquant. Negi affronte un adversaire incroyablement plus fort que lui ! Mais il gagne grâce à une inattention. mais sérieusement ! Ou deux nanas qui s’affrontent. L’une se fait massacrer sans pouvoir répliquer une seconde, juste sur la fin elle place un seul coup et elle gagne. Et après on apprend que « haha l’autre s’est laissée perdre ». Mais putain !!!! Ensuite le seul personnage cool, sombre et un peu torturé, Evangeline, se fait latter par une pauvre fadasse parce que elle, elle est heureuse ! Nan mais merde la ! C’est joli de vouloir briser les codes d’un tournoi pour faire moins banal. Encore faut t’il qu’il les remplace pas par des trucs de merde et qu’il vire par le seul intérêt: le suspens. Les tournois, ce sont des bouffes volumes terribles, donc on pardonne pas de s’emmerder. La lorsque le héros gagne, on ne vibre pas avec lui, parce qu’il n’a pas gagné a la sueur et aux larmes ni au sang. Il a gagné parce que le match était bidon ou parce que l’adversaire était con. Pendant ce temps les tomes passent et rien ne se passe. Akamatsu est incroyable, c’est le seul à avoir réussi à foirer un tournoi.

Bon on traîne, mais vous l’avez compris. Negima est une œuvre sacrément inégale. Personnellement je ne m’ennuie pas à la lecture, mais la saveur d’un tome à l’autre est beaucoup trop aléatoire. Il peut nous faire la joie d’un de ses coups de génies, ou alors complètement s’enfoncer dans des trucs lourdingues. L’histoire a mis trois plombes à démarrer ce qui handicape quand même pas mal. Et au moment ou elle semblait enfin trouver un rythme prenant, voila qu’on part dans un truc bidon et pas maîtrisé du tout. Enfin au final, après chaque fin de volume on a envie de se dire « Ouais sympa mais….. », comme si il manquait quelque chose. Car il y a malgré tout dans ce titre assez d’éléments pour faire un truc terrible. D’autant qu’Akamatsu n’est pas un manchot et qu’il nous l’a prouvé par quelques coups d’éclats. Et c’est peut-être le plus horrible, c’est de se dire que ça n’arrivera peut être pas. Bref Negima c’est sympa, mais sa lecture ne remplit pas.


par Chevalier Shakka publié dans : Shonen old school communauté : Les critiques Manga
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Samedi 26 avril 2008
Dessin et Scénario:  Hiromu Arakawa
Nombre de volumes: en cours


Le Shonen qui se prenait pour un Seinen


Aaaah Full Metal Alchemist ! Qu’est ce qu’on a pu me faire chier avec ce manga. J’ai jamais vraiment été attiré par ce titre. Je sais pas… quelque chose en moi, mon flair légendaire de génie, me faisait penser que ça allait pas être terrible. Puis au final pour une sombre affaire de sac, il a fallu que j’achète le volume 1. C’est donc le revolver sur la tempe que j’ai acquis le premier tome. Les hivers ont passés et 16 tomes plus tard, je continue la série. Ca veut dire que c’est bien ? Hoho ! Vous tirez des conclusions aussi hâtives que la gazelle qui fuit le lion et qui va quand même finir par se faire bouffer. Mère nature à la con ! Il faut tuer tous les animaux !

 

Bref FMA qu’est ce que c’est ? Et bien c’est du shonen bien bateau dans son principe : héros tout jeune mais avoir des pouvoirs qui peuvent sauver le monde, parents décédés ou disparus (c’est selon votre goût), et frère emprunt d’une malédiction qu’il faut sauver. Ouais c’est clair, dans son genre… c’est super vu revu et archi mega revu. Mais un peu à la manière de Bleach, les personnages principaux ne sont que les rouages d’un mécanisme beaucoup plus grand et qui leurs échappe un peu. Et c’est la ou que c’est bien dis donc. Waouw !

Bref il y a plein plein de personnages un peu partout et c’est clair qu’au niveau de la classe et du charisme… Ouais ça démonte bien. Faut dire que c’est pas mal aidé par un trait épais et une mise en page qui en décoifferait un chauve. Les personnages ont la classe, les méchants ils ont la mega classe. Et même le héros, trop rare dans un shonen, est un peu moins creux qu’a l’habituel. Mais il n’empêche que Full Metal Alchemist ne décolle jamais.

Déjà le grand complot, le mega génocide ou y’a eu du sang et des larmes (shonen toussa). Tout ça est trop flou et on perd souvent le fil. Les méchants veulent la pierre philosophale, mais on sait pas trop ce qu’ils vont en faire ni d’où ils viennent. Ben parfois je vous le dis, faire d’un rien un mystère… C’est pompant. D’autant que des nouveaux personnages, il en arrive par chariot, tout comme il en meurt par chariot. Bref on s’paume de temps à autres. Pas que ce soit hyper compliqué, mais à un moment, à force de naviguer dans tous les sens, on en échappe quelques p’tits bouts. En plus, le manga s’est coincé tout seul comme un gros blaireau.

Bah ouais ! Vous lirez partout que FMA, c’est un shonen mais que parfois c’est tellement trop dingue du caleçon, qu’on dirait un Seinen. Ben ouais c’est ça, FMA c’est un Shonen qui se prend pour un Seinen, mais qui n’en est pas un. Du coup c’est sombre, mais pas trop ; c’est violent mais mollo quand même hein. On retrouve ces petites blagues qui désamorcent les tensions, si propre au genre et si absente d’un vrai Seinen. Et au niveau histoire, ça pénalise vachement. Parce que traiter le génocide, c’est pas pour les lopettes. Ben dans FMA c’est un peu bisournous, mais avec une narration ou ils te disent « waaah mais regardez comme c’est horriiiiiible » ! Benheu… nan ? De temps en temps, on finit par se dire qu’on aimerait mieux que ça se recentre sur les personnages principaux. C’est tellement moins original, mais tellement plus maîtrisé.

En clair, pour l’amateur de Seinen, FMA c’est une vaste blague. Parce que c’est juste un Shonen très bien foutu, graphiquement sympa et dont l’histoire reste bien fun. Ouais moi j’aime bien lire FMA, c’est franchement cool et de bonne qualité.

Personnellement, FMA m’a déçu à cause d’une réputation surfaite. Ce n’est ni hyper original, ni aussi dur qu’on veut nous le faire croire. Prenez le plutôt comme un bon titre solide et un poil plus sérieux que la moyenne. Mais sûrement pas comme la révolution du genre comme tout le monde le crie à droite et à gauche. Allez fini les bêtises ! Allez plutôt regarder Arté !


par Chevalier Shakka publié dans : Shonen old school communauté : Les critiques Manga
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Dimanche 30 mars 2008
Dessin et Scénario:  Eiichirô Oda
Nombre de volumes: en cours


One Piece, c'est rebarbatif!



Parce que c'est le plus gros succès Shonen depuis des lustres et parce-que c'est le dernier poids lourd que je n'avais pas encore critiqué... One Piece messieurs dames!

 

C'est assez marrant, vu que c'est un manga que je suis depuis son premier volume (y'a presque 8 ans les gens!). J'ai connu les couvertures de Glénat à l'ancienne et le sens de lecture Français. C'est assez bizarre parce-que du coup, dans ma collec ça jure un peu.

Enfin bref!

 

42 volumes actuellement! Ca a atteint Dragon Ball et ça va largement le dépasser. Alors si je suis ça dès le début... C'est que je kiffe à mort d'sa race qui tue nan???? Et bien nan!!!! Je hais One Piece! Enfin j'adore, mais ses défauts récurrents après tant d'années font que... bah je suis quand même obligé de râler.

 

D'abord graphiquement, c'est très original. Ça plaira ou ça rebutera d'office! Impossible d'être indifférent au graphisme d'Oda, qu'il maitrise d'ailleurs à la perfection.

Faut bien comprendre: ce mec à apporté une bouffée d'air frais graphique au manga! Son chara design est excellent et il n’est jamais à court d'idée! Ca s'enchaîne les personnages tous plus loufoques les uns que les autres! L'univers est riche, et chaque nouvelle Ile que visites nos joyeux pirates est un dépaysement complet! Ouais! One Piece c'est gigantesque.

 

C'est une putain d'épopée épique qui continue encore et encore, en arrivant toujours à se renouveler. C'est d'ailleurs le shonen le plus Old School qu'on puisse faire: un héros surpuissant, entourés de compagnons qui affronte des ennemis toujours plus fort. Tout ça dans un seul but: devenir le seigneur des pirates. C'est drole, les combats sont dantesques (faut dire qu'Oda est le véritable nouveau Toriyama) et ça a un gros côté naïf comme on ose plus en faire qui fait plaisir.

 

Donc clairement, on est pas la pour refaire le monde du Shonen, on est juste la pour le transcender. Et c'est pour ça que One Piece est le numéro un et qu'en ce sens, il le mérite: il fait du neuf avec du vieux, il le fait super bien, et il le fait sans jamais lasser.

 

Alors c'est quoi la couille dans l'potage? Bah l'auteur à une foutue faiblesse: son schéma narratif ultra mega rébarbatif de la mort qui tue les abeilles et Maya par la même occaz.

En gros c'est: nos héros arrivent sur une nouvelle Ile, ils rencontrent quelqu'un qui intégrera sûrement leurs équipage. Un gros méchant arrive et c'est la bagarre. Vient ensuite le fameux tome Flash-back sur le nouveau personnage. Notre héros latte le vilain, le nouveau personnage intègre l'équipage... cap sur une nouvelle Ile!!!

Et c'est comme ça tout le temps, tout le temps... Et pourtant Dieu sait qu'il pourrait faire bien moins prévisible. Il a même a plusieurs reprises balancés des nouvelles pistes, des personnages qui reviennent et qui poursuivent notre héros. Franchement à plusieurs reprises, j'ai cru que l'histoire allait enfin sortir de sa mécanique trop bien huilée... mais en fait nan.

 

Du coup, impossible de suivre One Piece sans devoir faire des pauses de temps à autres. Tellement cette façon de concevoir le scénario à un air perpétuel de déjà-vu.

Alors oui, One Piece est un sacré gros Shonen, qui a des qualités qui expliquent facilement son succès.

Mais franchement moi.... c'est loin de m'avoir totalement conquis.

 

Un peu d'originalité! Bordel!!!!


par Chevalier Shakka publié dans : Shonen old school communauté : Les critiques Manga
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