Vendredi 30 mai 2008
Dessin et Scenario: Akihisha Ikeda
Nombre de volumes: En cours


Le dossier très objectif


Certains pensaient qu’il n’arriverait jamais, d’autres qu’il ne s’agissait que d’un running gag. Mais je suis un homme de parole et j’étais plus que sérieux !

Alors chose promise ! Chose qui est du ! On va parler de Rosario + Vampire ! Et ouais encore ! D’ailleurs si je pouvais sortir un essai ou même faire l’adaptation Cinématographique de ce manga ! Je le ferai tellement il est génial ! Bon j’exagère mais… en faire un film… quelle idée géniale ! Je devrais être millionnaire rien que pour avoir de telles idées ! Ou pour éviter que je ne les réalise. Allez savoir. En tout cas ! Vous avez devant vous un homme transformé : car Rosario + Vampire c’est super !!! Vous n’aimez pas ? Bah vous allez en bouffer quand même ! Car j’en ai décidé ainsi. Et je suis un Dieu cruel.

 

Donc oui ! Après la chronique ou je l’ai descendu, le Podcast ou j’ai dit que c’était le pire truc de l’année, la chronique ou j’ai dit que c’était bien finalement. Et bien je refais un petit topo, voir ou ça en est. Vous inquiétez pas je ferai pas ça à chaque volumes. Et même si je fais ça, ça va pas être très souvent, vu qu’on a rattrapé la publication Japonaise en 10 secondes chrono (façon Jack Bauer mais en mieux ! On n’a pas torturé un ambassadeur Chinois).  Mais surtout, une version Animé est sortie ! Et je l’ai vue ! J’ai vu les 13 épisodes en faisant appel à mon cosmos et en criant « Que se créé un miracle !». Et au final, ces 13 épisodes (chiffre porte-malheur ! Waaaah trop incroyable ! Toutes ces références sataniques), sont largement plus digestes que n’importe quel épisode de Sumomomomomomomo, même choisi au pif. Mais nous y reviendrons. Voyons ce qu’est devenu le manga, puis nous parlerons de l’adaptation.

Ce qui va nous permettre de faire plus qu’une simple chronique, mais plutôt : UN MEGA DOSSIER ! Alors décapsulez vous une bière, asseyez vous confortablement. On est la pour un petit bout !


Le manga

 

Déjà rappelez vous ! Les cinq premiers volumes étaient ce qu’on faisait de pire en la matière ! Le pitch était certes assez fendard, mais alors franchement, entre les gags au raz du bulbe, les filles complètements cruches, tellement percées qu’elles arrivent pas à retenir une seule goutte d’eau, un dessin pas laid mais avec des perspectives foireuses et un scénario aux situations répétées à l’infini (Vite Moka ! Je vais t’arracher ton rosaire pour que tu puisses latter ce monstre mega fort qui ne tiendra pas 2 pages face ça toi et au passage on verra ta culotte)… Rosario + Vampire c’était d’un tarte ! Mais n’empêche que je continuais à lire. Je sais pas… Plus c’est con plus c’est bon comme on dit. Et Rosario + Vampire c’était très très con.

 

Puis à partir du volume 6 c’est vrai qu’on ne pouvait qu’être joyeusement surpris. L’auteur s’est auto persuadé qu’il était génial ! Dixit sa préface du volume 6 : « Ma passion déborde tellement que des fois j’en arrive à des histoires compliquées, comme ce volume ! Vous m’en excuserez ». Baheu merci vieux, mais t’inquiètes pas pour nous hein ! Ca va très bien, on arrive parfaitement à suivre.

Mais cela prouve que l’hypnose c’est pas des conneries voyez-vous? Le pauvre se croit si génial qu’il pense avoir conçu une histoire compliquée. Remarquez c’est vrai que vu le public d’origine, l’histoire qu’il démarre a du leurs paraître sacrément tordu. Limite Nietzschéenne ! Mais à ce moment je me suis dit que Rosario + Vampire devenait un manga sympa. Mais ça on en avait déjà parlé, alors qu’en est t’il maintenant ! (La vache il était temps ! Ca fait trois plombes que j’introduis).

 

Et bien je pense que notre gredin de mangaka a du se réveiller en sursaut une nuit ! En se disant que ses pauvres lecteurs ne devaient plus rien comprendre à son manga. Alors il a décidé de saborder sa propre histoire ! De revenir à l’ancienne méthode. Se faire Seppuku tel un bon Samouraï qui aurait perdu son honneur. On appellera ça plus communément : « le volume 8 ».

Le volume 8 c’est une nouvelle intrigue qui semble bien sympa au premier abord. Mais on sait pas pourquoi, les choix de mise en scène rendent le tout…. Disons qu’on serait dans un procès, ce manga serait un témoin sans aucune crédibilité. Du genre à vous condamner à mort.

Mais mettons nous en situation s’il vous plait :

 

«-Méchant : Bonjour à toi personnage principal ! Je suis un nouveau gentil ! Soyons amis et ayons de grands projets !

-Héros : Oh oui super ! Bon maintenant je vais m’en aller et dans deux cases tu vas dévoiler que tu es méchant.

-Méchant : Okay !

-Héros : Voila je suis loin !

-Méchant : Haha en fait je suis un méchant ! Et il est tombé dans mon piège ! Je vais détruire le monde (mais d’abord le Lycée… chaque chose en son temps). »

 

Ou bien encore :

 

« -Un pauvre type qui sert juste à dire ça : Oh mon dieu ! Le personnage principal a été attaqué, heureusement il a été sauvé !

-Méchant : Salut je suis le méchant qui se fait passer pour un gentil, sans qu’on me soupçonne (ça fera un cliffhanger de ouf’) ! J’ai vu toute la scène ! Je suis heureux que tu sois pas mort !

-Héros : Merci !

-Méchant : Bon je m’en vais et je vais dire que c’est moi qui ai essayé de te tuer, mais ça a foiré.

-Héros : Que tu es machiavélique et rusé. »

 

Certes, on se croirait dans un truc de merde.

Mais contre toute attente, les rennes de l’histoire sont repris et ça repart de plus belle ! La conclusion est… bah elle est bien foutue ! La révélation finale est assez inattendue et comme le dessin s’affine de volumes en volumes, ça commence vraiment à être joli. Nous sommes dans le volume 9 et bah c’est juste très bon : drôle, frais, léger. Certes pas super original, mais on est dans un manga hein ! 70% des situations sont des resucées d’un manga à l’autre.

 

 

Que devons nous en conclure ? Et bien que le mangaka, Akihisha Ikeda, est un débutant. Et qu’il progresse. C’est con, mais ici ça se ressent. Ses erreurs de perspectives assez ridicules au début s’estompent, son fanservice (qui n’était pas non plus du Akamatsu) se fait plus discret pour faire des gags plus originaux, travailler plus ses personnages et son intrigue et tout et tout.  La narration s’allège et devient beaucoup plus efficace qu’au début.

Et c’est p’tet pour ça que j’ai fini par m’attacher à ce manga. C’était sans prétention et ça prend de l’assurance petit à petit. Au moment ou on croit qu’il s’est complètement vautré, il arrive à nous surprendre et à relancer l’intérêt de notre lecture. Et ça je dis chapeau, parce qu’en général c’est l’inverse. Inexpérimenté certes, mais avec quand même des idées et une dose de talent.

En fait il a pris le truc à l’envers si l’on peut dire. Au lieu de partir dans une histoire hyper tarabiscoté qu’il aurait pas compris lui-même, avec un effet mille-feuille ( et que je rajoute des persos et des rebondissements qui étaient pas prévus au programme et que tu le sens bien ! Hein tu le sens là !) Et qu’on aurait fini par lâcher. Il a commencé simplement et plus il s’améliore, plus son manga gagne en épaisseur. Et ça j’avoue… j’adore y assister.

 

Alors oui je le clame haut et fort : j’aime beaucoup Rosario + Vampire maintenant.

De la à vous le conseiller…… ben d’abord je les payes pas. Et j’aurai sûrement pas tenu jusqu’au volume 6 avant d’abandonner. Parce qu’au début c’était franchement HAHAHAHA nul! Mais vous l’aviez compris non ?

Ensuite il y a un côté affectif, complètement irrationnel qui joue de la sensibilité de chacun et de ce qu’on recherche dans la lecture.

Car au final, Rosario + Vampire serait juste un bon manga. Voir sympa sans plus pour d’autres. Moi ce qui me fascine c’est de voir à quel point un truc qui partait du niveau zéro (façon Ichigo 100% voyez ?) a réussi à se redresser et à nous surprendre. Mais je pense que la globalité d’entre vous n’en aura strictement rien à secouer. Ou alors, je suis complètement embrouillé et c’est le shonen le plus fun depuis longtemps mais je m’en rend plus trop compte.

Moralité : J’en sais fichtre rien ! Si vous l’achetez ce sera en votre âme et conscience !

 

Et donc ! Je voudrais maintenant parler de l’adaptation Anime ! Vu que je sens que la majorité des gens vont se dire « Oh bah j’ai que regarder l’anime avant pour me faire un avis ! Voir si ça vaut le coup ! Gyeuheuheu ! »…. Ah bandes de naïfs, le monde n’est pas si simple. Vous croyez que le soleil brille juste pour faire scintiller vos yeux ?

Certaine règle ultra logique de la Japanime perdent parfois tout leurs sens face à la déraison humaine.

Alors nous voici à la seconde partie de ce dossier trop la classe du Pin’s : l’adaptation Anime

L’Anime

 

Alors je dois le dire ! L’anime de Rosario + Vampire m’a surpris. Déjà rien que par son existence. Car quand j’ai appris que le titre allait être adapté j’ai succombé dans l’hilarité et je me suis dit que ça allait très être fun de regarder cette série qui s’annonçait aussi passionnante qu’un cendrier (la publication Française était encore peu avancée). Puis l’hilarité a cédé place à la perplexité. Car quand même, pour être adapté, faut avoir un tant soi peu de succès. Ce manga marche vraiment ? La vache ! La peur m’a alors envahi, la colère, la haine, la souffrance… Bref je me posais des questions quand même.

Après lorsque je l’ai regardé, j’avais un œil plus tolérant, vu que je commençai à vraiment apprécier le bouzin. Mais un doute se mit à germer en moi : si ils adaptent le début… ça risque d’être nul nan ?

 

En soi cette Anime m’a laissé perplexe et n’a cessé de me surprendre d’épisodes en épisodes. Pas tant au niveau du scénar (qui suit le manga, qui lui n’est pas un modèle d’originalité quand même), mais par tous ces petits détails qu’on peut voir à droite à gauche. Un œil non-initié ne le remarquerait pas. Mais cette série est bourrée de références et de petites choses qui sont la pour compenser la faiblesse originale de l’intrigue. Rosario + Vampire, une série pour l’élite ? Totally  (enfin je pousse peut-être un peu) !!!

 

Déjà au niveau de l’histoire, si elle reprend la trame des premiers volumes, il y a un sacré dégraissage qui a été fait. Toutes les maladresses de mise en scène qui plantait quelques effets ont été retirées. Du coup, on se retrouve avec des histoire complètement cucul, mais rehaussé par leurs mise en scène. C’est pas génial, mais je peux pas dire que je me sois ennuyé à quelconque passage. Et ça fait un drôle d’effet de rigoler bêtement devant un gag qu’on avait méchamment critiqué lors de sa lecture en format papier. Ajoutez à ça une conclusion différente à certaines intrigues (qui donne même une profondeur supplémentaire, presque Hitchcockienne à un moment) plus une conclusion franchement bien nerveuse et qui a la classe... Bah ça ne peut que donner de bons espoirs pour la seconde saison qui devrait roxxer du Poney! Mais rien que la, ces 13 épisodes tiennent leurs promesses. Pour une fois que l’histoire est raccourcie au lieu d’être rallongée… Ca fait presque étrange nan ?

 

Enfin l’histoire vous avez compris, ça ne change pas non plus du tout au tout. Donc on peut quand même trouver ça un peu aux fraises. D’ailleurs je me demande ce que ça donne de regarder sans avoir lu le manga. Moi j’étais blindé et je m’attendais au pire, donc j’ai été agréablement surpris. Pas sur qu’un spectateur lambda le soit. Par contre, il y tous les à cotés, qui font que si vous avez vu quelques animes bien à l’ancienne comme on les aimait, alors cette série devient franchement attachante.

Les références pour vieux briscard pullulent, comme ce match de foot ou Tsukune porte un maillot de la Newteam (Qui est le maillot d’Olive et Tom pour les incultes), ou encore quand notre équipe de journaliste court au loin comme si ils faisaient du surplace (façon Saint Seiya).

Ils ont même ajoutés un côté Magical girl complètement absent du manga. Maintenant quand Moka se transforme en vampire, il y a une petite chorégraphie, qui sera insatiablement la même, sur fond de grosse voix qui nous explique kesskispass et ce toutes les semaines. C’est débile, voir inutile, mais c’est quand même bien fun. Et histoire de pousser le clin d’œil à son paroxysme, une chauve-souris nous annonce combien de temps aura duré le combat de la semaine (qui sont comme toute magical girl : courts et sans suspens).

Bref le sarcasme et le second degré sont légion, sur fond de musique…. Hahaha

 

La musique… ouaip ! Ca mérite bien qu’on en fasse un petit paragraphe. Parce qu’elles sont franchement… a l’ancienne ! Je parle pas du générique d’intro totalement insipide. Je parle de la bande originale, tantôt vieux Walt Disney pour les côtés un peu mystiques, tantôt psychédéliques. Les thèmes résonnent comme des vieux trucs, mais de façon agréable. La petite musique avec des chœurs et nous rappelle tout de suite Hyoga (Saint Seiya) nageant dans l’eau glaciale pour déposer une rose sur le corps de sa pauvre maman. Ces sons résonnent nostalgiquement à l’oreille, sans jamais sombrer dans le plagiat. C’est juste que ça se fait plus comme ça et que ça fait bizarre d’entendre de nouveau ce genre de sonorités (le jingle pub est à ce titre tout juste énorme).

Ajoutez à ça au moins trois ou quatre chansons. Et  ouais ! Il y a des passages chantés dans Rosario + Vampire ! Comme à l’ancienne ! Bon en soi, ces passages m’ont gonflés, mais c’est parce que je n’ai jamais été bon client de ce genre de truc. N’empêche ça faisait longtemps que j’avais pas vu ça !

 

Maintenant, venons en à un point bien étrange, voir déroutant, voir inexplicable qu’on ne se l’explique pas. Même dans les milieux ou ça s’explique ! Je veux bien sur, parler du Fan Service. Bah étonnamment, y’en a pas tant que ça dans le manga. C’est même carrément absent de certains volumes. Alors qu’on est quand même dans un schéma propice : un mec/ pleins de nanas sexy qui lui colle autours. Mais non… le manga n’en a jamais abusé et plus ça avance, moins il y en aurait, c’est vous dire si l’auteur prend la grosse tête. Et bien dans la série, on est inondé. En clair, on subit le même syndrome que « He is my Master » (dont je vous reparlerai) : les frottages de nénés et autre plans sous les jupes sont légions dans cette adaptation, sans forcément qu’on comprenne pourquoi. Est-ce pour boucher une carence dans le scénario ? C’est une bien bonne question. Pourtant on va pas faire les surpris ! J’étais moi-même à l’époque, étonné qu’il n’y en ai pas plus que ça dans le manga (quand j’ai vu la couv’ la première fois, que j’ai cru que c’était un truc hentai). Alors au final c’est plutôt un retour à la normal. Et même si je ne vais pas nier que je n’ai rien contre cet aspect, je n’ai jamais trop apprécié quand ça plonge dans la gratuité un peu lourdingue. Et bien la c’est quand même le cas au début, faut bien l’avouer.

 

Et donc la je me retrouve un peu dans la même situation pour conclure : si vous êtes insensibles au côté rétro, au plaisir de la référence et si vous aimez pas les Animes sans prétention… bah vous êtes mal barrés (si vous vous retrouvez dans cette description, je me demande : vous avez tout lu ? Vous n’êtes pas un peu neuneu?) Et si vous n’avez pas lu le manga, vous ne verrez pas le boulot scénaristique effectué pour rendre distrayante des situations qui étaient tout simplement pathétiques à l’origine.

Donc oui ! Ca doit être un peu élitiste Rosario + Vampire pour être apprécié. Oh, pas élitiste comme un Lucky Star, mais sans référence ni nostalgie, vous risquez de tirer la tronche quand même. Enfin je suppose... Moi j’ai adoré, mais moi je suis devenu fou (pour faire une chronique de cette taille sur un tel titre, je dois être alcoolique ou décérébré), donc mon avis vaut ce qu’il vaut. D’ailleurs n’est-ce pas un peu disproportionné un tel dossier ? A priori oui, mais vu tout le bon mal que j’ai dit de ce titre, ce n’est qu’un juste rééquilibrage je pense. En tout cas, moi j’ai fini par être conquis et puis c’est plus marrant de défendre un petit titre sans prétention qu’un classique (« Miyazaki il est trop puissant ! ») sur lequel on a déjà tout dit. Rosario + Vampire n’est pas le meilleur manga actuel, ni le meilleur manga tout court et dans 100 ans l’auteur ne sera pas considéré comme un précurseur d’un genre, mais c’est terriblement attachant. Quant à l’anime elle ne fera pas date, c’est juste un gros trip à l’ancienne un peu sexy et plutôt rigolo et c’est bien suffisant. Tout ça est finalement très cohérent.

Rosario + Vampire… Just Cool Baby.

Kappu Chuuuuuuuuuuuu !!!

 

 

NB : Sinon au passage… rien à voir mais presque : lors du générique de fin. Je sais pas qui a traduit cette série, mais des fois ils doivent le faire sous acide, ou alors ils sont juste pas bons (ou alors c’est des Argentins). Car la première phrase de la chanson est traduite par : « Un sapin enneigé embrase le ciel ». Je ne parle pas Japonais et je prétend pas pouvoir traduire quoique ce soit parce que j’ai vu trois Animes. Mais j’ai quand même un peu de bon sens je crois. Un sapin je vois ce que c’est. Qu’il soit enneigé aussi, jusque la je visualise. Mais alors qu’il embrase le ciel…. Nan mais sérieusement…. Qu’est ce que c’est que cette connerie ? Je veux bien croire que les paroles de chansons J-pop sont assez tartes, mais là, ça veut juste rien dire. C’est débile ! Merde ! Bite ! Tétons (c’est pour Google ça) ! D’autant qu’avec une autre team, c’était traduit par un feu d’argent. Qui veut pas dire grand-chose non plus je le concède, mais un poil plus quand même. Enfin c’est un tantinet plus Français. Un sapin enneigé…. J’vous jure des fois …

par Chevalier Shakka publié dans : Shonen tu t'fend la poire communauté : Les critiques Manga
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Mardi 27 mai 2008
Anime Land n°141
Nombre de volumes: En cours


"Le manga ne le sait pas encore, mais il est déjà mort"
Ken

Alors que je préparais mon super dossier sur Rosario + Vampire, je me suis dit : « Tiens ! Si je feuilletais le nouvel Anime Land ». Pas un mauvais canard à mon goût, peut-être qu’il se la raconte un peu mais bon… Y’a de la matière Et je suis tombé sur un encadré qui décrit une situation alarmante ! Le manga en France se porte mal ! Horreur ! Les professionnels n’ont de cesse de le dire ! Un manga reste dans les linéaires quatre jours ! Mais mon Dieu c’est trop horrible ! Nous allons tous mourir !! Ou peut-être pas finalement.

Pour raconter ma petite vie, ça fait treize ans que j’achète des mangas. Eh bien ça fait autant d’année que j’entends les « professionnels » pleurer sur la situation en France. Franchement ? Est-ce qu’ils sont les mieux placés pour donner un avis objectif sur la question, sans que derrière ne se cache leurs propres intérêts personnels ? La France est devenue le second pays consommateur de BD Japonaise et leurs ventes représentent (dernier chiffre que j’ai entendu), presque la moitié des ventes de bandes dessinées. Plutôt cool pour un truc qui se porte mal depuis toujours. Franchement, je pense que le problème se trouve ailleurs. Et certaines réponses se trouve dans le même magasine, quelques pages plus loin.

Quand je suis arrivé à la page des sorties du mois, je me suis amusé à compter combien il y en avait. Ben pas loin de 77 chroniques, juste pour le mois de Mai. Et encore ! Si on compte ceux qui n’ont pas été chroniqués, on monte à plus de 100 mangas. Nan mais sérieusement… Prenez un ancien (un très ancien) numéro d’Anime Land, et si vous voyez déjà plus de 25 critiques c’était beaucoup. Le marché n’est pas saturé, il est noyé. Nous sommes passés de 3 éditeurs principaux à 14. Et avant chacun luttait pour avoir les meilleurs titres. Maintenant il y a gravement de tout et n’importe quoi.

Alors vous me direz : DONC le marché est saturé ! Il y a trop de sorties ! Non, c’est comme dire qu’il y a trop de livres qui sortent. C’est pas la question. C’est surtout qu’il est fini le temps ou les ventes de, quasiment, tous les bouquins étaient rentables. Maintenant y’a trop de trucs. Alors comme bon nombres de livres, il faut accepter de publier des trucs qui ne se vendront pas, cesser de voir le manga comme un simple produit à vendre mais bel et bien comme une œuvre. Le nombre de livres publiés par ans est considérable. Le nombre de livres qui rapporteront de l’argent est minuscule. Le manga c’est pareil : y’a des titres qui marchent et d’autres pas. D’ailleurs il faudrait cesser de vendre le manga sous l’étiquette « manga ». Je m’explique : la plupart des éditeurs se contente de sortir leurs bouquin sans cibler le public, du coup il n’est pas rare de retrouver un manga limite érotique juste à côté d’un truc pour des gosses. Le redac’ chef d’Anime Land se vantait que le public Français était pas comme le Japonais : les garçons lisent des Shojos, les filles de Shonen et un adulte va lire des trucs d’ados… Oui c’est bien qu’on ne se soit pas arrêté à des classifications qui ne nous concernent pas vraiment (vu qu’elles ne correspondent pas à notre culture). Mais dans ce cas, faisons les nôtres ! Un fan de manga n’aime pas TOUS les mangas. Nous avons tous des trucs qu’on déteste et des trucs qu’on apprécie dans l’Art. Je vais pas voir n’importe quel film parce que c’est un film. Bah la c’est pareil. Le marché se noie dans une absence de clarté. Et quand t’arrives dans le rayon manga, bah si t’es pas un spécialiste, t’es paumé. Nous ne somme pas dans les codes de la BD occidentale : le dessin ne classifie pas une œuvre. Allez jeter un œil à la couverture de This Ugly and Beautiful World chez Glénat ! Une jolie fille dans un champ de tournesol. J’ai cru que c’était un Shojo ! PERDU ! C’est un Seinen avec sang et tripailles ! Commencer à bien rayonner les bouquins et faire un vrai boulot d’éditeur et cibler ses lecteurs… Ca manque cruellement au manga.

Reste les critiques. Eux sont là pour nous dire ce qui est bien ou pas. Car, oui un avis est purement subjectif. Mais c’est essentiel ! Une chronique bien faite devrait vous dire, même si elle est négative si telle œuvre est susceptible de vous plaire ou non. C’est pour dire « Ca on aime parce que tel point est original, graphiquement c’est comme ça… etc », et même pour être méchant « C’est nul car c’est repompé sur ça ; le scénario est incohérent ». Vous allez me dire que vous savez ce qu’est une critique. Oui mais dans le monde du manga y’en a pas ! A ce niveau oubliez les Otakus, quand on est passionné à l’extrême, on fait de piètres critiques. Les sites ne vous aideront pas non plus. Un manga : 200 avis différents. Et comme ce sont des anonymes, vous ne saurez jamais si la personne qui parle a des goûts synonymes aux vôtres. Alors certes, on peut en trouver à force de chercher, mais que de temps perdu !

Il manque de véritables chroniqueurs dans le monde du manga. J’en prend encore Anime Land : je crois n’avoir jamais lu autant de superlatifs de ma vie. C’est d’un niveau Otaku : « Excellent ! Incontournable ! Indispensable ! Splendide ! Une Tuerie ! Enorme ! Culte »… Merci les mecs, j’ai appris pleins de nouveaux mots, mais je sais toujours pas quoi acheter. Non seulement il n’y a aucune façon de savoir dans quel genre se classe l’œuvre mais en plus c’est tellement cire pompes qu’on a du mal a y croire. D’autant que les rares titres qu’ils n’aiment pas, c’est soit dit d’une façon gentillette, soit c’est la critique facile « c’est nul à se taper la tête contre le mur » (Et pourquoi? Ah parce que c’est nul ! Pardon j’avais pas compris). Il n’y a aucune ligne éditoriale : On aime le manga, alors on aime forcément de tout. Bah désolé, moi je lis 60 critiques ultras positives, j’ai pas confiance et je peux pas me payer les 60.

Critique de Sumomo (hahaha) : «à crever de rire ». Oui mais pour qui ? Moi j’ai trouvé ça déplorable et eux ils disent incontournable. Ca veut dire qu’on n’a pas les mêmes goûts ? Bah si, tous les mangas que j’aime sont bien chroniqués également ! Mais alors quoi?! Je suis perdu ! On a l’impression qu’ils n’osent pas se mouiller de peur que des fans mécontents boycottent leur revue parce qu’ils ont été méchants avec leur manga préféré ! Ben c’est leur boulot bordel !

Tout ça donc pour dire quoi ? Qu’a mon avis le manga, ça va merci de s’en soucier. Et maintenant qu’il n’y a plus l’excuse de la persécution du manga en France, il faudrait se bouger les fesses et bosser comme des vrais éditeurs, de vrais journalistes et que les Otakus ne dégagent pas une image arriérée et négative (« On ne comprend pas notre passion ! », nan c’est juste que écouter le générique de Candy à 30 ans, ça craint c’est tout). Ce bordel, ce sont eux qui l’ont foutu. Mais ce n’est que ma vision.

Quant à moi je continuerai à en lire et à faire des chroniques hyper gratuites parce que je trouve ça marrant ! Je ne m’inquiète pas. Le manga c’est pas prêt de disparaître.


par Chevalier Shakka publié dans : Hors-sujet mais pas trop communauté : Les critiques Manga
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Samedi 17 mai 2008
Dessin et Scénario:  Ken Akamatsu
Nombre de volumes: En cours


Negima, ça ne remplit pas!

Ah je sais ce que vous allez me dire ! Je vous avais promis du Rosario + Vampire et je le fais pas ! Oui je sais honte sur moi ! Et je vois à quel point vous êtes déçu (tu parles) ! Mais je vous jure j’y peux rien ! L’article est même écrit ! Mais à ce moment là j’ai lu le tome 11 de Negima et j’ai pas pu m’empêcher de hurler ! Et j’ai crié toute la nuit avec mon marteau sur le paillasson !!! Bref ! Il fallait absolument que je chronique ce manga avant. Et pour cela fallait quand même que je lise le 12ème volume, et ça j’avoue j’ai galéré. Enfin voila désormais c’est fait, alors parlons un peu de Negima ! Magister master je ne sais quoi.

En fait la première chose qui pourrait motiver à lire ce truc c’est son auteur. Quand t’as fait Love Hina juste avant, t’as forcément un capital sympathie assez important. Du coup oui ! J’avais envie de relire un truc d’Akamatsu, parce qu’il a un graphisme sympa, parce que c’est un peu le patron du fan service et parce qu’en général on s’emmerde pas trop quand même. Alors hop ! Ni une ni deux je me suis lancé et ce malgré tous les à priori que j’ai pu lire (dont ceux d’un certain « Mr. N »).

On m’avait dit que c’était pompé d’Harry Potter. Oui c’est vrai. Il est magicien, il est jeune, il porte des lunettes et le comble de tout, il est British. Donc pas de doutes, le personnage principal c’est Harry Potter. Sauf qu’il fait pas d’études et que c’est déjà un génie de la magie qui recherche son père disparu qui était lui-même un grand magicien. Waah comment c’est original ! Et comme Akamatsu est un Dieu du scénario qui sert son Art (les pages avec de la culotte dedans), il va faire du Love Hina puissance 1000 ! Fini la pension de jeunes filles avec une source chaude ! Bienvenue dans une école pour filles avec terrain de sport, bains et d’autres trucs prétexte à faire du Akamatsu.

Negima au top du fan service ? C’est effectivement ce que je lui ai reproché durant les 5 premiers tomes. Car si cela devenait agaçant dans Love Hina, c’est parce que l’histoire pouvait facilement s’en passer. La on ressent fortement que Negima tourne à vide et n’a que ça pour lui. Et je ne vais pas faire l’hypocrite, Akamatsu est cool également parce qu’il montre des filles dénudées. Sauf qu’à un moment, ça barbe un peu quand il ne se passe rien d’autre. Mais le gredin à plus d’une corde à son arc.

D’abord il arrive à nous tenir par des petites amourettes dont sa maîtrise n’est plus à prouver dans le genre. Puis, même si une majorité des personnages sont fadasses, ils sont assez nombreux et se passent assez le relais pour ne pas qu’on s’ennuie. Puis merde ! Des amourettes avec un gamin de 10 ans alors que les filles en ont 15 ! C’est tellement immoral que c’est génial ! Et surtout: le bonhomme se lance dans du Shonen plus Old School, plus nekketsu, plus « la rage de vaincre et de peter la d’jeule a mes ennemis ». Chose qui devient prédominante à partir du volume 6.

Car enfin ! Après 5 tomes de « montrons nous nos soutifs et faisons sortir un lapin d’un chapeau», ça part sur une vraie histoire et il s’en sort pas trop mal. Les affrontements sont certes surdynamisé pour rien (abus de traits et d’impacts pour donner une sensation de rythme, on sent qu’il est pas un expert dans le genre), mais bon ça passe quand même. Bref il mélange le pur Shonen de baston avec de la magie et son style de raconter des amourettes. Et faut dire que c’est cool. Pas un modèle, mais ça laisse envisager d’excellents trucs et le personnage d’Evangeline est juste génial, dans tout ce harem fadasse.

Sauf que voila ! Actuellement l’histoire s’est embourbée dans un tournoi. Et ouais vous avez bien lu ! Un tournoi ! Le truc le plus cliché que le shonen puisse faire. Le truc ou t’en a tellement lu qu’il va falloir que l’auteur assure pour te le faire accepter. Et dans Negima ce n’était pas gagné. Déjà parce que le prétexte est totalement bidon et que, ce qui s’annonçait comme un hommage n’est en fait que de la repompe. Sur le coup j’ai trouvé ça génial ce « grand tournoi des arts martiaux » ou « jadis de grand combattants y ont brillés ». Mais trop géant ! C’est hommage vibrant à Dragon Ball ! Et il parle de San Goku ! Il y a le même système d’éliminatoires ! Le coté oriental du ring, le commentateur avec un look tordu ! Trop excellent !!! Excellent vraiment ? Pas tellement en fin de compte. En plus de pomper le principe de la salle du temps, des techniques à Naruto et des séquences à Saint Seiya, il arrive à foutre tout son tournoi en l’air en le truquant. Negi affronte un adversaire incroyablement plus fort que lui ! Mais il gagne grâce à une inattention. mais sérieusement ! Ou deux nanas qui s’affrontent. L’une se fait massacrer sans pouvoir répliquer une seconde, juste sur la fin elle place un seul coup et elle gagne. Et après on apprend que « haha l’autre s’est laissée perdre ». Mais putain !!!! Ensuite le seul personnage cool, sombre et un peu torturé, Evangeline, se fait latter par une pauvre fadasse parce que elle, elle est heureuse ! Nan mais merde la ! C’est joli de vouloir briser les codes d’un tournoi pour faire moins banal. Encore faut t’il qu’il les remplace pas par des trucs de merde et qu’il vire par le seul intérêt: le suspens. Les tournois, ce sont des bouffes volumes terribles, donc on pardonne pas de s’emmerder. La lorsque le héros gagne, on ne vibre pas avec lui, parce qu’il n’a pas gagné a la sueur et aux larmes ni au sang. Il a gagné parce que le match était bidon ou parce que l’adversaire était con. Pendant ce temps les tomes passent et rien ne se passe. Akamatsu est incroyable, c’est le seul à avoir réussi à foirer un tournoi.

Bon on traîne, mais vous l’avez compris. Negima est une œuvre sacrément inégale. Personnellement je ne m’ennuie pas à la lecture, mais la saveur d’un tome à l’autre est beaucoup trop aléatoire. Il peut nous faire la joie d’un de ses coups de génies, ou alors complètement s’enfoncer dans des trucs lourdingues. L’histoire a mis trois plombes à démarrer ce qui handicape quand même pas mal. Et au moment ou elle semblait enfin trouver un rythme prenant, voila qu’on part dans un truc bidon et pas maîtrisé du tout. Enfin au final, après chaque fin de volume on a envie de se dire « Ouais sympa mais….. », comme si il manquait quelque chose. Car il y a malgré tout dans ce titre assez d’éléments pour faire un truc terrible. D’autant qu’Akamatsu n’est pas un manchot et qu’il nous l’a prouvé par quelques coups d’éclats. Et c’est peut-être le plus horrible, c’est de se dire que ça n’arrivera peut être pas. Bref Negima c’est sympa, mais sa lecture ne remplit pas.


par Chevalier Shakka publié dans : Shonen old school communauté : Les critiques Manga
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Mardi 6 mai 2008
Dessin et Scénario:  Sugimoto Iqura
Nombre de volumes: 4


Une Magical Girl pas comme les autres!

Vous aimez les Magical Girls ?! Ouais moi aussi ! C’est trop génial !

A chaque nouvelle série, le genre est complètement renouvelé ! Totalement différent !

Les personnages toujours très travaillés, ne serait-ce que d’un point de vue personnalité. Et la fin nous surprend toujours d’un bon coup de pied au cul qui nous fait réfléchir sur nous même.


 


Nan y’a pas à dire, les Magical Girls, c’est le summum de ce que la culture Japonaise à pu nous offrir à nous pauvres occidentaux (ça et le Dernier Samouraï avec Tom Cruise). Et c’est donc dans l’optique de vous cultiver encore plus sur ce genre merveilleux, que je vais aujourd’hui vous parler de Variante !

 

 

Variante c’est l’histoire de la jeune Aiko qui a obtenu des supers pouvoirs. Bon elle peut pas se transformer en chanteuse, mais presque (elle jouait du piano) ! Après sa mort prononcée et sa famille décimée, elle va se retrouver avec un bras atteint par une sorte de mysterieux virus, qui d’habitude transforme les gens totalement en monstre cannibales et assoiffés de sang ! Mais pas Aiko ! Car c’est un Magical Girl !

Elle c’est juste son bras gauche, qui sous le danger se transforme façon Tetsuo dans Akira et elimine l’adversaire dans une giclée de sang.

 

Et comme on est dans du magical girl, elle a tous ses merveilleux amis qui l’entoure ! D’ailleurs sa meilleure amie Sachi, qui va mourir dévorée devant ses yeux.

Et alors qu’on lui propose de soit servir d’arme contre ces créatures étranges, ou bien de finir comme cobaye, elle trouvera un beau mec sur qui s’appuyer. Parce que dans les Magical Girls, y’a toujours une superbe histoire d’amour très romantique.

Bon la, le gars en question est un jeune policier qui l’a tout d’abord pris en pitié. Mais plus l’histoire avance et plus il va tenter de l’éviter, car au final elle lui fait peur.

 

Oui bon d’accord ! Variante n’est pas vraiment un manga sur une Magical Girl ! Ca ne l’empêche pas d’être super bon hein ! Une héroïne psychologiquement malmenée et exploitée par une organisation peu scrupuleuse, un pouvoir pas sexy pour deux ronds, une bonne dose de mystère et une ambiance glauque à souhait. C’est ça Variante. Et graphiquement ça se paye le luxe d’être franchement très joli ? Le trait épais et pourtant dynamique moi j’adore. Bon après c’est peut-être pas ce qu’on fait de plus original m’enfin bah…

 

En clair une très bonne petite surprise. Et en plus ça ne fait que 4 volumes ! Pas de quoi se ruiner !

Hein ? Ah ouais j’avais promis que la prochaine fois je parlerai de Rosario Vampire ! Bah ouais exactement ! La prochaine fois !


par Chevalier Shakka publié dans : Seinen bien méchant qui tue communauté : Les critiques Manga
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Samedi 3 mai 2008
Dessin et Scénario:  Tatsuya Egawa
Nombre de volumes: 10


Fripon mais si bon!

Comme je fais ce que je veux, je peux chroniquer des mangas avec de la fesse dedans. Et je vois absolument pas pourquoi je m’en priverai ! Nan mais ho! Car le sexe c’est bien, presque autant que la bière ! (Voir les 69 raisons de préférer la bière à une femme. Parce qu’on aime l’humour gras et pas subtil !). Et donc, je profite de la réédition aux éditions Tonkam, dans un futur proche, pour vous parler de Golden Boy !!! Vous connaissez ? Mon cul !!! Haha cul ! Fesse ! Sexe ! Manga érotique ! Je suis trop fort ! Mais promis, je vais éviter de faire ce genre de blague durant le reste de la chronique. Parce qu’en fait c’est pas drôle ! Mais rangez ce couteau, je ne vous donnerai pas mon adresse ni les clefs de mon chez moi.

Alors Golden Boy, personnellement j’ai connu d’abord par la série d’OAV. Elles étaient poilantes à souhait, un zest de coquinerie et assez courte (6 épisodes) pour ne pas lasser. Oui parce que dans le principe, c’est toujours la même chose : Kintaro commence un nouveau boulot ou y’a forcément une nana super sexy qui le prend pour un abruti. Mais à la fin il dévoile son intelligence, sauve le monde (qui est d’ailleurs la phrase gimmick du titre) et s’en va, laissant la belle amoureuse. Bah le manga c’est presque ça mais à la puissance mille ! Quoiqu’en fait nan. Le dessin de Egawa est très net, avec des trais bien droit et sans rondeur, qui donne parfois aux personnages un coté raide. Pas laid mais pas non plus magnifique, c’est quand même vachement moins dégueulasse que son précédent titre « Talulu ». Et il parait que le bonhomme a commencé par des titres érotiques… LA VACHE ! Ca devait être excitant pour des matheux (« Oooh calculons le cosinus de ses yeux »). Bref le manga est clairement plus moche que la série. C’est d’ailleurs relevé dans le sixième épisode ou Kintaro bosse dans un studio d’animation et dit à l’un des animateurs que ses dessins sont meilleurs que ceux de Egawa. Bah ouais ! Moi j’trouve ça fort ! Alors je le dis et tant pis si vous en avez rien à faire !

Donc le manga, les deux premiers tomes c’est strictement la même chose dans son schéma. Un petit zest coquin, une petite analyse de la société Japonaise. Pas mythique mais sympathique. Et là… C’est le volume 3. A partir de la, ce manga devient « strictement réservé aux adultes ». Et ça me fait marrer car j’ai pu acheter tous les tomes suivants alors que j’avais 15 ans au grand max. Pourtant c’est clairement bien trash hein ! Sado-masochisme, partouze, exhibitionnisme et j’en oublie. Que voulez-vous ? A cet époque, le manga tout le monde s’en foutait (le premier tome est sorti y’a 9 ans).

Et la franchement je dois dire qu’on touche au génie. Mélanger érotisme, tranche de vie et psychanalyse avec une lourde critique de la société Japonaise… Qui l’aurait cru ? Egawa l’a fait. Sacré canaillou ! Tout y passe : les politiciens véreux, le système éducatif ou encore le problème d’exister dans un Japon ou le collectif compte plus que la personne. D’ailleurs un point marrant entre l’OAV et le manga : dans la série, Kintaro est un génie qui a obtenu très jeune son diplôme Universitaire. Dans le manga, il a quitté la fac parce qu’elle n’avait plus rien à lui apprendre. C’est tout con, mais ce genre de différences pullule.

Au niveau du sexe, car je sais que vous n’attendiez que ça bandes de coquinous, si les scènes sont très chaudes, les pavés de texte qui les accompagnent risquent de refroidir toutes vos ardeurs. Par contre, c’est clair que ça y va sec(se) ! Mama !

Car oui! Golden Boy, c’est hyper méga bavard. On croirait pas comme ça, mais c’est un titre profondément engagé. Du coup des fois, on a plus l’impression de lire un essai qu’un manga. Ca en lourdera plus d’un ça c’est sur ! Eh ! Mais pour une fois que y’a pas d’la baston toutes les deux pages et que y’a un vrai message sans les mots « Justice » et « Honneur » dedans ! Bah ça se fête bon sang !

Superficiel ? Arrogant ? Ou tout simplement génial ? Allez savoir, Golden Boy est un manga très bizarre et son héro est tout simplement….. Surpuissant. Il peut pas voler et ne fais pas de Kamehameha, mais waaaah ! Quelle classe atomique ! Bon bref, moi j’ai accroché mais pas de doute que certains jetterons ce titre à la corbeille très rapidement. C'est la vie, y'a des blaireaux partout. Vraiment dommage que Dynamic Vision ne soit jamais allé jusqu’au bout de la publication. Et le pire c’est que c’est Tonkam qui reprend le titre. Je dis dommage, parce que pour en arriver à l’extrémité de me demander mes exemplaires pour bosser leur version… Y’a de quoi flipper. Tiens d’ailleurs c’est un truc que je ferai ça : un comparatif des éditeurs de mangas.

Alors oui, ce titre a vieilli ne serait-ce qu’au niveau graphique. Oui le côté érotique lors de grande frasques métaphysiques peut paraitre bien étrange, voir absolument pas justifié. Mais Golden Boy est vraiment un titre de choix, car un véritable auteur se cache derrière. Et ça, c’est bien comme une machine à laver ! Le parcours initiatique de Kintaro Oé, c’est un truc qu’il faut au moins avoir testé avant de rejeter. Et avec le recul, même si j’ai vraiment trouvé les OAV hilarantes, je regrette qu’elles n’aient gardés que le côté cocasse et fripon du bouquin.

Bon allez ! Promis ! La prochaine fois on parle de Rosario Vampire !


par Chevalier Shakka publié dans : Hentaï de sexe communauté : Les critiques Manga
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