Dimanche 24 août 2008
Dessin et Scénario:  Fumino Hayashi
Nombre de volumes: 6


The Monkey Eva Strikes Back

Je dois admettre quelque chose : d’un point de vue nanardesque, ce Manga d’Evangelion dépasse toute mes espérances. A chaque fois qu’on se dit : « Okay la c’est grave bien pourri ! Il ne pourra pas se chier encore plus », et bien l’auteur arrive à nous surprendre et en remet une bonne couche de bordel ! Et ce tome 4 ne déroge pas à la règle. Sorte d’état de grâce, Fumino Hayashi transcende tout ce qu’il a pu faire avant. Impressionnant !

 

Lorsqu’on a en main ce tome 4, on vague frisson d’horreur et à la fois de plaisir sadique nous remonte l’échine. Cette couverture hideuse semble avoir été faite en pleine nuit, à la lumière d’une bougie, par un aveugle de sa main gauche amputé de son pouce et son index, tandis qu’un tremblement de terre secoue sa table. Ajoutez à ça des couleurs semblant avoir été choisie par un Daltonien, tant il fait preuve d’une énorme faute de gout… inconsciemment on sait que ce tome va être le pire. Et vous savez pourquoi ? Parce que c’est la couverture la plus naze qu’il a fait depuis la sortie du manga. Mais pouvons-nous vraiment juger ce tome sur sa couverture ? Oui ! Mais comme je suis un sale « Bastard !! », je vais quand même raconter de quoi ça cause !

 

Rappelez-vous ! Le tome précédent avait effectué un virage à 180°, mais avait finalement fini dans le ravin. Adieu les Anges, les Eva et la baston ! C’était le retour des amourettes à six sous. Et bien c’est reparti pour encore changer complètement de direction ! Car les Anges sont de retours et ils sont graves énervés ! Remarque il suffit de les voir pour les comprendre : ils sont tout simplement ultra-moches. Mais pas le genre de mocheté qui terrorise les villageois, non non ! Plutôt une mocheté comme une opération de chirurgie esthétique totalement foirée. Du coup ils ont graves les boules et viennent pour faire sauter la planète. Mais Shinji et sa bande de joyeux bastonneurs vont pas se laisser faire ! « It’s time to kick some Ass ! » c’est moi qui vous l’dit !

Sauf que dans le même temps, ils se posent des questions les citrons. Faut dire ils ont le temps, vu qu’ils attendent que les Anges viennent jusqu'à la ville, c’est plus pratique. Comme ça si ils ratent, du même coup tout le monde mourra avec eux. Le problème c’est que les Anges bougent pas non plus (ils doivent les attendre), donc il se passe pas grand-chose. Alors ils se posent des questions sur leurs sentiments. Comme il est futé l’auteur ! Réussir à caser un peu de romance avant la baston ! Et donc ils se posent des questions existentielles du genre « pourquoi tu m’aimes ? ». Ca rassure vachement sur leurs capacités à sauver le monde. Et c’est à ce moment la que le combat débute.

 

Hayashi pouvait-il se merder plus que les nains cosplayers ? Et bien oui !!! Il a réussi ce pari insensé avec une aisance presque insolente ! C’est bien simple, les Eva ressemblent à des Singes. Oui oui ! Leurs gestuelles est complètement détraquée, les gros plans sont à pleurer de rire ! Et le découpage…. Oui parce-que c’est la fête ! L’auteur a décidé de foutre un trip psychologique en pleine baston. Du coup je vous assure que pour la première fois de ma vie : je n’ai rien compris à ce que je lisais. Oh pas dans la narration, mais la mise en page. C’est bien simple, pendant plusieurs pages, nous avons des cases sans aucune cohérence entre elles. On ne comprend pas ce qui se passe : qui affronte qui ? Quelle arme il tient ? Sur qui il tire ? A qui il parle ? Un bordel tout simplement incroyable. S’en suit un trip incompréhensible sur la solitude… Oui comme dans Evangelion, mais sans la classe quoi. Et ça finit avec un géant de lumière sorti de nulle part qui les fait tous exploser ces sales terroristes moustachus ! La ville est sauvée !

 

Et le lendemain nos héros vont pique-niquer et se chamailler en se racontant des souvenirs. Comme si le combat de la veille n’avait même pas eu lieu en gros. Comme on les comprend.

Alors comme ils vont être transférés, ils font une boite souvenir qu’ils vont enterrer (genre « j’ai 5 ans »). Puis ils se séparent en se promettant de se retrouver. Alors des déclarations d’amours fusent dans tous les sens. Ultime tentative désespérée de l’auteur de trouver une certaine cohésion dans son récit. Et puis nos héros reviennent des années plus tard et ils sont vieux !!!! Ce qui entamera le second et dernier cycle de cet incroyable manga.

 

Que dire… Y’a-t-il des mots qui peuvent exprimer la lecture d’un tel chef-d’œuvre ? Le gars décide d’attaquer un nouveau cycle alors qu’il ne reste que deux volumes ? Sans doute il ne devait pas le savoir, mais si celui-ci a sonné l’arrêt de mort de la série et pas les 4 précédents… C’est que le pire/meilleur reste à venir.

Entre bastons incompréhensibles, dessins à la ramasse totale, histoire d’amour niveau shojo raté et délire psycho-bibliques clichés… Nous avons la, la parfaite antithèse d’Evangelion. Un plaisir coupable, tel un fruit défendu. Un incroyable nanar qui me ferait penser que j’ai peut-être jugé Sadamoto trop durement (mais en fait non hein). J’ai honte d’acheter ça, comme j’attends chaque nouveau volume avec grande impatience, tel le sacré sésame. Encore plus ignoble que l’adaptation d’Eva en manga, cela rend ce misérable titre encore plus Culte.

A suivre avec le volume 5 !

Stay Tuned !


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shojo fleur bleu Kawaii - Communauté : Les critiques Manga
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Mardi 5 août 2008
Et en plus, c'est sur le Cinéma!!!

Voila mes p'tits loups! Juste pour vous prévenir que j'ai créé un nouveau blog sur lequel je publierai mes chroniques Cinéma! Si ça vous intéresse vous le trouverez à cette adresse:

http://greatmovies.over-blog.com/

Voila! A plus tard les bichons!!!
Par Chevalier Shakka - Publié dans : Hors-sujet mais pas trop
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Mardi 5 août 2008

Dessin et Scénario:  Shinobu Ohtaka
Nombre de volumes: en cours


Le manga le plus mal adapté du monde!

Lire un tome de Berserk est toujours une expérience unique, un moment de jouissance extrême. Un grand plaisir ou se mélange multiples émotions et ce volume 26 ne déroge pas à la règle. Beau comme un démon, sombre et viscéral, Guts et ses compagnons…. Heu attendez ! La on est ici pour faire une chronique de Berserk, mais du manga Sumomo ! Bon et bien… tant pis… Quand faut y aller… Vous êtes chiants vous savez ?

 

Alors ! Je vous vois déjà de vos grands yeux ébahis ! Chroniquer le manga de Sumomo ? N’est ce pas de l’acharnement ? Ai-je fait exprès d’acheter ce manga histoire de cracher encore plus sur la série ? Et bien vous avez votre réponse : c’est exactement ça.

Je me suis tapé l’intégrale de la série, sans trop savoir pourquoi j’ai fait ça. Sans doute quelque chose d’hypnotique me poussait à cliquer sur « épisode suivant ». Surement ces « Kouchi donoooooooooo » qui rendrait n’importe quel ingénu en **** d’enfants.  Mais grace à ma cosmo-énérgie (haha ! référence à mes précédentes chroniques), j’ai survécu.

Enfin je vous le concède : acheter un manga dans le seul but d’en dire du mal, faut pas être clair. Mais ce n’était pas l’unique raison ! Cette série qui ne m’avait arraché que trois fous rires (sur 22 épisodes les mecs) me donnait l’impression d’avoir un potentiel un peu plus grand que celui qu’on me proposait. Et comme j’ai toujours préféré les mangas papiers aux Animes, j’ai tenté l’aventure. Et bien franchement la surprise fût de taille.

 

Balayons d’abord ce doute qui vient de germer dans vos esprits : non Sumomo n’est pas un excellent manga ! Il est loin d’être hilarant et c’est tout sauf un bijou d’humour et d’originalité. Je me fous de ce qu’a dit Anime Land ! Ils doivent juste avoir un très bon fournisseur de coke.

Mais comparé à l’Anime… la différence de qualité est tout simplement phénoménale. Sumomo fait parti de ces titres fait sous acide : tout va à la vitesse de la lumière, les personnages apparaissent en pagaille, tous plus farfelus les uns que les autres. Oui c’est une façon forcing de faire du gag, mais le fait est que ça marche. Même si tout tient vraiment à un fil et qu’on peut craindre une overdose dans le futur, pour l’instant on se marre. Tout du moins la lecture est très rafraichissante. Le pitch semble enfin servir de vrais gags et non un enchainement de situations plus ou moins douteuses. On peut toujours discuter sur la vision de la femme… Mais hé ! Nous sommes au Japon. Et faire le scandalisé c’est un peu oublier que le cliché « femme au foyer qui garde les gosses et qui est au petit soin pour son mari » est une vérité là-bas. D’autant que c’est loin d’être le seul manga à en faire l’apologie (car c’est un peu 100% de ce que fait le shojo), juste peut-être le seul à l’exprimer si ouvertement et sans complexe. Remarquez, nous sommes dans une comédie.

 

Bref ! En soi, il n’y a pas grand-chose à dire sur Sumomo tel-quel. C’est un manga rafraichissant, rigolo, au graphisme parfois ultra original et beau, parfois juste laid, avec quelques idées par ci par là intéressante et le coup que pour une fille c’est la fille l’ultra balèze et le mec la lavette… ouais moi ça m’éclate. Grosso modo : un bon petit manga sans prétention à lire un jour on veut pas se prendre la tête. Mais alors ? Qu’est ce qui s’est passé avec l’Anime ?

Et bien je l’ai dit ! L’équilibre de Sumomo est très fragile. C’est drôle, on accepte beaucoup parce-que tout est bien agencé et que c’est ultra speed. L’Anime a décidé de prendre le manga et de tout secouer, en y ajoutant quelques gags et changements des gouts les plus discutables. Du coup, on se retrouve avec des histoires inversés chronologiquement, des situations modifiées et des gags retouchés. Sans oublier !!! Les fameuses rallonges (et une doubleuse principale exécrable). Du coup le rythme semble plus celui d’un vieux pépé sur son banc que d’un jeune drogué nageant dans la Seine. Et forcément la conséquence est la suivante : on s’emmerde et c’est grave lourdingue.

C’est rare qu’une adaptation arrive à se planter, vu que c’est habituellement le calque du manga, mais Sumomo a réussi cet exploit en transformant un petit titre rigolo en grosse blague potache pas drôle. Bravo à eux , c’était pas facile à réussir ! KOUCHI DONOOOOOOOOO !!!!!!

 

… Et sinon, le tome 26 de Berserk est juste sublime. Lisez le !


 

Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shonen tu t'fend la poire - Communauté : Les critiques Manga
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Samedi 2 août 2008
Dessin et Scénario:  Shiori Teshirogi
Nombre de volumes: en cours


Croquant à l'exterieur, (très) mou à l'intérieur

Bon bah voila Lost Canvas. Et si je dis ça, c’est parce-que je voulais commencer par une rime dans mon intro. Histoire de rassurer le lecteur vous voyez ? Qu’il se sente en confiance, histoire qu’ensuite elle se mette nue sur mon lit  en me demandant d’être tendre ou sauvage, c’est selon. Car c’est aussi ça Saint Seiya. Et donc pour conclure notre tour d’horizon sur cette saga Mythologique, voici le dernier rejeton : Saint Seiya Lost Canvas, sur lequel était placé beaucoup d’espoir. Et bien un peu comme d’hab’, c’était sans réel fondement.

 

Déjà bravo à Kurokawa d’avoir sorti les deux premiers tomes en même temps. Par cet habile stratagème, les gens ont tendance à acheter les deux directement. Alors qu’au final, après avoir conclu leur lecture du volume 1, je suis prêt à parier que beaucoup auraient passés leur tour en ce qui concerne le second. Parce que ce premier tome s’avère être une cartouche tirée à blanc.

Car franchement, les choix de narrations sont à la limite de l’amateurisme. On commence en pleine guerre Sainte, a voir des personnages qu’on ne connaît pas se hurler :

-         « Nan !!! C’était toi Hadès !! Mon ami !!! »

-         « Hahaha ! Oui ! Meurs Tenma »

-         *Baston*

 

Et boum ! Flash-back ! Pour ensuite enchainer sur une histoire niaise de peinture, de rivière qui va engloutir un village et d’un Chevalier d’Or qui passait dans le coin. Pis finalement on retrouve notre histoire la ou elle était, reliée un peu à la bourrin (« Hop ! Voila ! Ils sont dans une foret et bouuum ! Hadès ! Et waaaah on revient au même point que dans le premier chapitre »).

C’est juste très mauvais, perturbant et ce qui devait passer pour un effet de style ne fait qu’alourdir sévèrement l’introduction.

Bref tout le premier tome n’est qu’un enchainement mal branlé de situations au scénario complètement pipeau. Et le problème c’est que c’est la même donne dans ce second tome, avec des spectres d’Hadès qui apparaissent à droite et à gauche et des Chevaliers un peu quiche dans leurs actes (genre aller affronter Hadès à 2, on sait jamais ça peut suffire).

 

Et pourtant au niveau de la plastique le manga avait de quoi séduire ! Car a côté de Saint Seiya G, on se rapproche quand même plus de l’esprit d’origine. La mise en page est beaucoup plus contemporaine, mais au-delà de ça on reconnaît tellement de détails qui nous rappellent les aventures de Seiya, que la fibre nostalgique ne peut que vibrer.

Mais après quelques pages c’est la cata ! Cette  patte graphique est si proche de celle de Kurumada que ça en devient gênant à la longue, surtout au niveau des nos joyeux lurons. Les personnages sont quasiment tous des calques de ceux d’antan ! Les surplis d’Hadès sont exactement les mêmes que ceux de Kurumada et les Chevaliers d’Or également (alors qu’il ne peut pas s’agir des mêmes, vu que ça se passe 200 ans avant). En clair on est carrément perturbé par ce choix volontaire et affiché de calquer les personnages originaux sans se prendre la tête. Et je sais pas pour vous, mais moi ça m’a paumé durant ma lecture. Je comprenais pas qu’est ce que foutait Shaka et Milo à Coté de Dohko, alors qu’ils n’en étaient même pas encore au stade d’être conçu, d’autant que la mangaka ne voit pas trop l’intérêt de l’expliquer. Et le problème c’est que ce parti-pris enlève beaucoup de relief à ce nouvel univers.

 

Alors tout est pourri dans ce Saint Seiya Lost Canvas ? Et bien pour l’instant oui ! Ou du moins quasiment tout. Mais un espoir subsiste malgré tout.

Déjà il ne faut pas exagérer non plus, si cette sensation de voir des clones est perturbante, le manga reste très soigné et dynamique et très proche de l’esprit d’origine. J’irai même jusqu'à dire qu’elle dessine mieux que Kurumada ! D’ailleurs je le dis tiens ! On lit peut-être un mauvais tome de Saint Seiya, mais on a bien l’impression de lire du Saint Seiya (ce qui n’est pas forcément le cas de G).

Et alors que le second volume approchait de la fin, je dois admettre que les derniers chapitres relèvent sacrément le niveau. L’intrigue est moins grandiloquente, plus dynamique et surtout plus simple. Un peu comme du Saint Seiya quoi ! On se prend pas trop la tête et on se demande juste comment nos héros vont réussir à battre ces ennemis toujours plus puissants.

 

Concluons donc mes bons camarades ! Oui Saint Seiya Lost Canvas c’est franchement pas bon pour l’instant, mais rien n’est perdu. Et si l’intrigue continue dans cette voie, on pourra obtenir quelque chose de franchement sympathique et qui fera enfin honneur à l’œuvre originale. Croisons les doigts ! D’autant que si on est honnête… on admettra que à l’époque, les premiers tomes de Saint Seiya aussi était franchement pas terrible (aaaaah le fameux tournoi prétexte à réunir tous les personnages en une fois), alors qui sait  si Lost Canvas n’emprunte pas le même sillon? C’est franchement tout le bien que je lui souhaite.

 

 

 

Vous êtes encore là ? Ah ! En ce qui concerne Next Dimension ? L’épisode repris par Kurumada himself. Bah qu’est ce que vous voulez que je vous dise ? Je n’ai rien à dire dessus.

L’histoire est nulle ? Non même pas ! Il n’y a pas d’histoire ! Juste un enchainement de situations incompréhensibles.

Le dessin est moche ? Mais Kurumada n’a jamais bien dessiné et son trait est resté figé. A la limite il a un peu régressé mais ça c’est surtout dû, je pense à l’utilisation des couleurs franchement pas maitrisés.

Ca ressemble plus à un gros trip pour faire plaisir aux fans qu’un véritable manga.

Sachant en plus que depuis le début de la publication, on n’atteint même pas la quantité d’un volume… comment voulez-vous juger ça ?

Nan sincèrement, pour moi Saint Seiya Next Dimension n’existes pas.


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shonen tiré d'un truc - Communauté : Les critiques Manga
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Lundi 28 juillet 2008
Dessin et Scénario:  Megumu Okada
Nombre de volumes: en cours


Quand ça veut pas, ça veut pas

Alors que Kuramada vit une grande période de non-succès (Hahaha ! Bt’x ! Hahahaha). Ca se bouge en France : une bande-annonce d’Hadès faite par des fans et puis un dessinateur Français qui va demander à l’auteur de lui laisser reprendre l’histoire de nos Chevaliers. La cosmo-énergie de Saint Seiya se remet à vibrer !! Le graphisme du bonhomme est beau, son scénario est particulier mais intéressant… Ca sent bon tout ça ! Que va faire Kurumada ? Et bien il va refuser ! On a tous pensé que c’était pour reprendre la série lui-même. Mais finalement, ça a donné Saint Seiya G

 

Saint Seiya G, quel drôle de nom. A vrai dire je sais même plus à quoi correspond ce G et je m’en fous un peu. Je serai prêt à parier que c’est un truc comme « genèse » ou dans le genre. Ouais ça sonne bien nom de reprise foireuse ! Surtout en Anglais vous trouvez pas ? « Saint Seiya Genesis ».  Un titre dessiné et scénarisé par un illustre inconnu, surveillé du coin de l’œil par Kurumada. Et comme tout le monde le sait : l’auteur de Saint Seiya est borgne (non j’invente la hein), alors il a du surveiller ça de son œil de verre tant c’est absolument pas terrible.

 

Et vous avez vu comment j’ai dit ça ? « Pas terrible » ! On pourrait croire que c’est pas trop mal ! Mais nan pas du tout ! Saint Seiya G est une calamité, de son début jusqu'à sa fin (qui chronologiquement démarre la série originale). Et vous attendez surement des arguments de ma part, histoire d’un peu solidifier mon propos. Bon et bien soit ! Mais ne venez pas chialer après.

Déjà le premier chapitre du manga  se suffit à lui-même: une centrale Nucléaire est sur le point d’exploser ! Appelons les chevaliers du Zodiaque pour régler ça ! Oui les Chevaliers du Zodiaque, c’est un peu la ligue des Justiciers vous voyez ? Pas la peine de dire que niveau esprit de la série, ou employons plutôt des termes Anglais pour faire cool : le Spirit n’est pas là ! Ca n’a rien à voir. Et cela du graphisme en passant par l’histoire.

 

Et puis, je suis pas du type macho-man ou toutes ces conneries. Mais Saint Seiya c’est un Shonen pur et dur, avec des mecs dont les cicatrices ne sont que les reflets de leurs courages. Bref, c’est pas très glamour. Du coup… moi les Chevaliers d’Or longilignes, sortant tout droit de n’importe quel shojo à l’eau de rose, dans leurs armure toute finette et qui moule bien au corps….. non je peux pas désolé. Alors d’accord certains mecs ressemblaient à des filles dans le manga de l’époque, mais grosso-modo c’était plutôt des gars de 13 ans qui en paraissaient 30. Franchement, passer d’un extrême à l’autre est sacrément déroutant. Encore plus quand on nous dit qu’on est censé connaître ces personnages et qu’on les reconnaît pas.

 

Donc déjà graphiquement je suis fâché avec cette œuvre. Car au delà du design c’est d’un chargé ! De la trame partout, des explosions, des colonnes pour faire Grecques ! Sérieusement !!! C’est illisible ! Et la majorité des affrontements nous sont incompréhensibles. La mise en page est tarabiscotée pour faire New Age…. Mais ça n’a plus aucun rapport avec le travail d’origine. Donc voila : au niveau de la plastique on ne reconnaît rien ! Mais alors rien de rien ! Et les méchants c’est pas mieux.

 

Alors histoire de coller à la Mythologie Grecque, on nous a foutu les Titans ! Rien que ça dis donc ! Et la, ça devient un peu n’importe quoi. Les Titans sont les êtres Suprêmes parmi les êtres Suprêmes ! Bien avant les petits dieux de pacotille. Et la, les Chevaliers d’Or leurs colle une branlée. Ces mêmes Chevaliers d’Or qui sont pas foutus de mettre K.O un Chevalier de Bronze….

Incohérence et aussi combats à rallonge : les Titans se font dégommer mais en fait ! Haha ils ne sont pas morts et ils reviendront encore plus puissants ! Du coup, vous vous demandez pourquoi vous venez d’avaler un volume entier rempli de combats illisibles, si en plus le dénouement est aussi crétin.

 

Bilan : dessin totalement hors-sujet ; histoire bancale et personnages méconnaissables. Ajoutez à ça la disparition totale du fun originale avec « le Cosmos qui s’enflamme !!!!!! » (ridicule mais génial à la fois), laissant place à un trip psychanalytique prétentieux. A se demander sincèrement  ce qu’on est en train de lire. Ce n’est pas Saint Seiya ! Au mieux une autre vision de la série, mais absolument pas sa genèse. Et je ne parle pas de l’humour qui ne colle pas du tout.

Vous l’avez compris, cette reprise de nos Chevaliers favoris est une grosse fumisterie, un attrape-couillon que je n’ai même pas eu le courage de continuer. Car en 5 volumes, je n’ai du retrouver que sur deux ou trois pages le frisson de ma jeunesse perdue. Et les éditions Panini c’est cher ! Et si vous souhaitez vraiment tester, c’est que vous avez franchement des gouts discutables hein !

Maintenant cette série a relancé la franchise, dont d’autres reprises telles que Saint Seiya Lost Canvas ! Qu’est ce que ça vaut ? Et bien vous le saurez sous peu ! Et puis ensuite, je vais chroniquer quelque chose d’assez inattendu ! Mais je vous garde ça au chaud !


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shonen tout pourri - Communauté : Les critiques Manga
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