Mardi 6 janvier 2009
Dessin: Tommy Ohtsuka
Scénario: Hajime Kanzaka
Nombre de volumes: 6



Mefiez vous des (mauvaises) imitations

Ces derniers temps, Slayers est revenu en force sur les devants de la scène. Après un come-back inattendu grâce à une saison 4 détonante et qui a tout déchiré, voila pas que Ki-oon en profite pour nous refourguer une aventure super inédite en manga. Hein ? J’ai dit « refourguer » ? Je voulais bien entendu dire que c’est avec joie et sans aucun opportunisme que Ki-oon a édité ce manga pour le plus grand plaisir des fans. Donc haut les cœurs ! Lina Inverse s’attaque au support papier ! Et ça va chier !


 

Slayers c’est un peu ma jeunesse vous savez ? Un de ces animes fondateurs de ma culture manga. Du coup même avec les années qui passent j’ai une grande tendresse pour cette série de Fantasy. C’était burlesque, ça egratignait méchamment le genre, qui se prend parfois trop au sérieux, qu’est l’Heroic Fantasy et c’était truffés de personnages hauts en couleur, avec en tête son héroïne : Lina Inverse, doublée par la géniale Megumi Hayashibara qui nous offrait sa meilleure performance de tous les temps. Nan parce-que j’aime bien Rei… mais niveau vocale, j’étais pas sur le cul (a part quand j’ai appris que c’était la même doubleuse).

Et donc revoir la série sur le devant de la scène est une grande joie pour moi ! Célébrons là avec une petite mousse voulez-vous ? Voila, maintenant que c’est fait (ouah la chronique trop interactive !! Toi aussi deviens un poivrot devant ton écran !), entrons dans le vif du sujet. Lina, Gourry, Zelgadis et Amelia nous sont revenus dans une quatrième saison tout juste géniale. Certains ont tiqués de voir quelque chose qui n’a pas vraiment changé en 10 ans, mais faut dire ces gens sont des cons (la preuve ! Ils sont tiqués !!), étant donné que l’intérêt est justement de retrouver le plaisir retro et le charme qui faisait Slayers. J’ajouterai que très personnellement, je ne suis pas fan de cette vague de « mise à jour » d’anciennes séries qui se sentent forcément obligées de tout chambouler et de faire quelque chose de complètement différent. Slayers était génial tel quel et c’est très bien que ce le soit resté. D’autant que des séries qui se moquent de la Fantasy, y’en a pas vraiment d’autre de cette trempe. Bref vrai coup de génie ou plaisir coupable, qui s’en fout ? Cette saison 4 était juste géniale, à tel point que je me répète. Mais je suis sur que ceux qui aiment pas ce sont les mêmes aigris qui ont pas aimés le film Eva !! Raaah les sales garces ! Si les prisons n’étaient déjà pas aussi remplis j’te foutrais tous ces…


Donc, vous devez pensez que je fais trainer pas mal la chose là. Ce sont de graves accusations que vous faites là. D’ailleurs si vous n’étiez pas derrière un écran, cachés derrière un pseudonyme ridicule de personnage de manga (lalalalala), je vous aurais donné la correction que vous méritez. Mais vous avez raison… je suis découvert. Je n’ai vraiment pas envie de chroniquer ce manga. A tel point que c’est la deuxième chronique que je tente sur le sujet. Car la première était trop… et pas assez… et surtout très … Enfin bref, je ne l’aimais pas du tout et j’étais franchement à deux doigts de faire l’impasse sur ce titre. Mais comme c’est Slayers, je ne peux pas faire ça. Même si en tant que vieux fan, ça me fait vraiment mal de chroniquer un truc aussi mauvais. Oh je le fais bien pour Evangelion mais que ce soit l’adaptation de Sada ou Iron Maiden, ces deux titres sont assez aberrants pour qu’on puisse se marrer en bavant dessus. Ce qui n’est pas notre cas ici et c’est ce que je vais essayer de rapidement expliquer.


C’est laid et hormis les deux personnages principaux rescapés le design est ringard, daté et mal dessiné ; ça ne raconte rien ça passe son temps à expliquer des trucs ; le titre est celui d’un RPG vaseux, le mangaka ne sait pas faire un seul dessin de vue d’ensemble, c’est pas drôle et ça se contente d’user les tics les plus récurrents de la série jusqu’à en devenir poussif (Lina est cupide, râleuse et goinfre quant à Gourry c’est un attardé) et tout l’univers de Slayers a été bazardé (déjà qu’il était pas très poussé) pour un autre à l’ambiance Chinoise qui ne se justifie même pas. Et puis voila !

Oh vous pouvez pensez que je dis ça parce que c’est Slayers et que du coup je suis déçu. Mais vous avez tort ! C’est parce que je connais que je suis aussi sympa justement. Le lecteur lambda lui, n’y verra qu’un manga d’Heroic Fantasy fadasse de très faible facture. Et pire : si c’est son premier contact avec Lina, il risque fort de ne jamais revenir, comme ces premiers rencards foireux. Donc le fan est déçu et le profane n’y prêtera aucune attention. Alors à qui est adressé ce manga ? A personne ! Ou alors au fan… car il est un peu bête… et qu’il achète juste à cause du titre… Mais il n’a pas aimé du tout !!! Il n’est pas aveugle !!! Il est… juste un peu faible.


Vous savez quoi ? On l’emmerde ce manga ! Je vais plutôt faire un joli article sur la série ! Mais l’année prochaine, car j’en ai encore pleins en attente. Eh ouais ! Moi aussi je sais faire du teasing de dingue ! Oui je me doute qu’en fait ça n’intéresse personne à part moi, mais j’aime bien m’enflammer tout seul comme ça. Enfin bref, ce n’est plus le sujet là. Alors finissons en qu’on en finisse !

Conclusion : je ferai peut-être le point une fois la série finie, mais à priori ce manga ne mérite pas votre attention ni votre argent... Oui oui, c’est ma conclusion là. Votre lecture s’achève ici... ou presque.


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shonen tiré d'un truc - Communauté : Les critiques Manga
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Mardi 6 janvier 2009
Dessin et Scénario:  Yoshiyuki Sadamoto
Nombre de volumes: En cours



Ca sonne bien le titre nan?

Ca n’est même plus une surprise : en tant que fan inconditionnel d’Eva, je chronique tous les mangas et tous les volumes possibles qui sortent dans notre beau pays, du moins pire au plus mauvais ! C’est donc en toute logique implacable que je me suis procuré le tome 11 de l’adaptation made in Tonton Sada, qui approche inexorablement de son final. D’ailleurs pour ceux qui ne le savent pas, le manga a enfin choisi quelle fin il appliquerait. Alors ? Fin de la série ? Fin the End of Evangelion ? Fin originale ? Suspens (Oh le teasing à deux balles ! Je suis sur vous savez déjà) !!



Oh ben alors ? Et la chronique sur le dernier tome d’Iron Maiden ? Je sais que vous êtes des millions à l’attendre (mais une trentaine à la lire), sauf que là, je n’avais les sous que pour un seul manga et que merde ! Je voulais lire un truc un peu bien pour une fois ! Ce sera donc pour plus tard. Revenons donc à la ou nous en étions ! Comme je vous l’avais dit la dernière fois, le volume 10 était étonnamment très bon. Ah non merde ! Je l’ai pas chroniqué ici ! Ca veut dire qu’il faut que je vous fasse un petit récapitulatif de mon avis. Tsss ! Vous me faites pitié.

Donc essentiellement qu’est ce que je pense en général de l’adaptation de Sadamoto ? C’est une ignominie. Hormis les trois premiers volumes qui s’en sortaient avec les honneurs (malgré quelques signes précurseurs), le manga n’a cessé de s’embourber dans des changements scénaristiques en total désaccord avec l’esprit d’origine. Nan, parce que des modifications je veux bien mais là… Un Shinji blasé de la vie trop cool qui manipule le cynisme comme Dr House ; une Rei qui semble plus défoncée à d’la bonne qu’autre chose et Asuka devenue (forcément) la Biatch trop bonnasse. Ca fait beaucoup à encaisser quand même. Tout ce joyeux bordel ou ils affrontent des salopards d’Aliens avec des Astero tronçonneuse et autres Big Fucking Guns. Sauf que les combats version Sada sont d’une mollesse…. Il n’y arrive clairement pas. Mais bon… Il dessine bien le bougre. Au final c’était plus une sorte de mini Art Book qu’on continuait d’acheter pour les illustrations couleur du début. Mais lors du volume 10 s’est créé un miracle ! Comme Saint Seiya oui, mais en carrément mieux ! Sombre, élégant, avec des changements à chier mais moins que d’habitude, le retour de l’esprit Eva, le vrai ! On lisait Evangelion et le manga semblait retourner sur de bons rails… mais gare à l’overdose.


Chassez le naturel...

Je ne vous fais pas patienter plus longtemps : ce nouveau volume se rapproche largement plus du niveau général auquel Sada nous avait habitués jusqu’à présent. On est largement en dessous d’un tome 3 ou 10, sans pour autant retomber dans la cata façon volume 5 et 7 (oui je sors des volumes références pour faire connaisseur). Notre designer favori/mangaka détesté avait deux lourdes taches dans ce volume ou il ne fallait surtout pas se planter : la mort de Kaoru et l’amorce vers le final. Commençons dans l’ordre bien sur.

Au départ, dans son petit texte d’intro de volume, Sadamoto nous avoue à quel point il n’est pas gay et qu’il a du mal avec ce truc de tantouze entre Shinji et Kaoru ! Ouais haha ! Lui au moins, c’est pas un PD (toutes mes excuses à la communauté homosexuelle) ! Et vous allez rire ! Du coup il va pas le traiter dans le manga ! Shinji n’aime pas Kaoru, au contraire même il peut pas blairer ce gros PD… C’est une approche assez…. Différente ma foi hein ! Mais du coup vous allez me dire « en quoi le tuer devient tragique ? ». Bah c’est là le problème ! Déjà à force de trop suivre le story-board, le lascar à pas pensé que sans la musique, redessiner plan par plan la scène ça manquerait de pêche, mais en plus la raison du pourquoi qu’il veut pas le tuer semble bien artificielle : « Je veux pas parce-que…. Je veux pas ! » « Haaaan ! T’es PD ? ». Rajoutez à ça qu’il a retouché tout le dialogue, pour transformer quelque chose de beau mais imbitable en quelque chose de laid niveau CP : « Allez tue moi enculé ! Vas-y tues moi !!! T’es PD ou quoi ? » « C’est celui qui dit qui l’est ! PD !!! ». Bien entendu je cite en substance. Dans mon Top-Ten des scènes flinguées par l’adaptation, celle-ci arrive tout de suite dans les trois premières.


Chronique d’un plantage annoncé

Mais la chose qui brûle les lèvres de tous les fans c’est bien entendu : quelle va être la fin de la version manga ? Et bien attention… roulement de tam…oh puis merde ! C’est la fin de The End of Evangelion qui a été choisie. Du coup j’ai gagné mon pari, vu que c’est ce que j’avais prédit depuis le premier volume. Forcément ce choix parait le plus logique au premier abord, mais plus on creuse, plus on se dit que c’est le plus mauvais choix qu’il pouvait faire. Très honnêtement, une fin originale aurait été plus judicieuse, Sadamoto va se planter royalement… pour notre plus grand plaisir en fait !!!! Et pourquoi qu’il se planterait ? Parce que d’une, il s’est déjà planté 7 volumes sur 11 et que donc je prends pas un gros risque en disant qu’il va continuer, mais également parce que si on regarde bien ce qu’est l’adaptation manga et The End of Evangelion, on se rend compte que c’est comme boire son chocolat en poudre avec de l’eau… ça fout la gerbe.


Revoyons ça un peu plus à la base. Déjà, qu’est ce que c’est que The End of Evangelion ? En principe une seconde fin pour contenter les Otakus mécontent de la première. En réalité une fin qui les a encore plus énervé, tant au final elle ne fait que compléter et s’avère en parfait accord avec le discours de la série. Et c’est déjà le premier point : à mon sens il n’y a pas deux fins différentes. Il y a une fin en diptyque tout simplement parfaite. Donc que Sada s’en contente d’une seule c’est mal barré. Mais bon, la on est dans ma vision perso de la fin. Je peux faire plus simple. Tonton Sada n’a eu de cesse de rendre Evangelion plus happy et bisounours de volumes en volumes. Or en ce sens, le film est pire que tout ! Shinji est plus suicidaire que jamais, les personnages ont des morts dégueulasses et dans la provoc’ ça va encore plus loin ! Misato qui se prend une balle, qui embrasse Shinji en lui promettant qu’il en aura plus lorsqu’il reviendra et qui finit par crever en se vidant de son sang par terre… je mets au défi tonton Sada de me la dessiner cette scène ! Sachant qu’il n’a même pas osé mettre la scène ou Shinji se masturbe (littéralement) devant Asuka qui est dans le coma, finement remplacé par une triste tentative d’étranglement ( ?). Et puis pourquoi que Shinji nous fait le coup de la grosse déprime alors qu’il n’aimait Kaoru ? Il voulait pas baiser Rei et Asuka ? Alors pourquoi il se branle pas ? On nous a pas fait du sous-Katsura pour l’abandonner d’un coup d’un seul ! Bordel !


En parlant d’Asuka, c’est d’ailleurs un autre problème ! Dans le film elle a quand même sa séquence ou c’est juste du « Asuka kicks Ass » en broyant les Eva-Series à la chaine. Ben… je vois mal comment un bonhomme qui a juste planté tous les combats qu’il a dessiné va s’en sortir avec le plus spectaculaire et le plus violent. On se rappelle avec tristesse de sa version du combat avec Bardiel et de ses tronçonneuses débiles contre Armisael. Alors l’Eva 02 qui se la joue 9 contre 1... non je le vois pas du tout. Et pourtant je m’étais fait une raison depuis longtemps ! Ça ne me touchait même plus toutes les horreurs que j’avais pu lire dans le manga. Mais merde ! Pas ça !!!! Pas cette séquence !!! C’est la seule ou une Eva se bat vraiment !! C’est violent ! C’est gore ! C’est nerveux ! C’est magnifique !! Et Asuka tue tout !! C’était sa séquence à elle !!! Son quart d’heure de gloire !!! Je veux pas que tu touches à ça !! Tu m’entends ?? T’as pas le droit !!! J’ai été clément, j’ai fermé les yeux sur bon nombre de tes péchés ! Mais tu vas pas me faire ce coup là !......bordel.....zut....flute.... steuplé !


Mais surtout… entre vous et moi… maintenant qu’on commence à se connaître… si on admet que la première moitié du film reste compréhensible et donc adaptable… il va faire quoi de la seconde partie ? Elle n’est finalement pas plus explicite que la première fin, et sur certains aspects même elle serait encore plus absconse. Du coup j’ai surtout l’impression que ce que fait Sadamoto, c’est reculer pour mieux sauter. Mais viendra bien le moment ou il va falloir qu’il se sorte les doigts du cul et qu’il adapte un tantinet l’histoire pour le support manga et non pas nous servir sa bouillie habituelle. Remarque, pourquoi il ferait ça ? Pourquoi changer une recette qui n’a pas marché depuis le début ? Et pourquoi un type qui ne semble pas à l’aise du tout avec le côté noir d’Evangelion, décide t’il d’adapter le final le plus glauque ? Une sorte de défi personnel ?

Tout ceci n’est que spéculation j’en conviens, mais c’est un peu ce qu’il y a de plus amusant dans cette adaptation : la faculté de tonton Sada à transformer un chef d’œuvre en du Urushihara, les plans nichons en moins.


Allez ! Un suppo et au dodo !

Pour conclure, revenons un peu sur ce volume 11. Pas totalement détestable car animé d’un vrai désir de recoller de nouveau à l’esprit d’origine, mais cette tentative est complètement sabordée par une frilosité polaire lorsqu’il s’agit de traiter les passages les plus sombres de la série. Cela accouche d’un volume encore plus bâtard que d’habitude ou séquences parfaitement adaptées et trahison totale se succèdent en permanence. Un mélange improbable entre le meilleur et le plus mauvais tome de la série. Bien entendu, il reste le dessin toujours aussi beau, sauf que le temps passe et que le trait a sacrément changé. Si ce n’est pas un problème pour les personnages principaux, les seconds couteaux eux se retrouvent avec des drôles de tronche désormais : Makoto est coiffé comme Sonic et Maya est devenu un mec… avec des nichons. Dur pour eux. Allez, on se retrouve dans un an pour le volume 12 ! En attendant, lisez donc des trucs mieux ! Comme Evangelion Iron Maiden 2nd !


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shonen tout pourri - Communauté : Les critiques Manga
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Mardi 6 janvier 2009
Dessin: Takeshi Obata
Scénario: Tsugumi Ohba
Nombre de volumes: 12



Maintenant que c'est terminé on peut causer!



Et voila ! Le manga est conclu, la série est toute sortie. Le phénomène Death Note touche désormais à sa fin. Il n’y a donc pas de moment plus propice que celui-ci pour que je vous délivre mon avis et que je fasse un petit bilan d’un titre qui aura fait, à juste titre, beaucoup parlé de lui. Je laisse aux fans un peu stupides le côté bling bling et l’imagerie Gothique finalement assez anecdotique pour me concentrer sur l’essentiel : un manga écrit avec talent.


Comme la série à fait son gros boucan pendant un peu plus d’un an, je vais considérer qu’a peu près tout le monde ici sait de quoi on parle. Donc si j’éviterai au mieux les grandes révélations, je risque malgré tout de donner pas mal de pistes. Novices du sujet, vous voila prévenu ! Mais de toute façon j’imagine, que même le novice aura eu pas mal d’échos, tant on débattait déjà de la fin alors que le premier volume n’était même pas encore sorti dans notre pays (vous en devinez la cause). Du coup c’est dans une drôle d’ambiance que la France à découvert ce titre, partagé entre l’euphorie générale et l’aigreur des fans qui avaient portés l’œuvre bien avant son succès public. Je pense que cela a fait porter un regard déformé sur le manga et la série, entrainant plusieurs personnes à tomber dans la critique facile en reprochant au titre des points finalement anecdotiques par rapport à l’essence même de Death Note. Je pense que moi-même, ma vision a été pas mal dérangé, mais nous y reviendrons au moment voulu. Partons de la base de tout : le manga.


Le bon

Dessiné par Takeshi Obata et scénarisé par Tsugumi Ohba, Death Note est un manga dont toute la force se trouve dans un scénario de génie et cela commence par l’élement éponyme : le death note. Ce cahier ou lorsque l’on écrit un nom dedans, en ayant le visage de la victime en tête, la personne meurt. Et ce premier élément scénaristique mérite qu’on y réfléchisse plus qu’on ne le pense. Si l’on prend le cheminement du manga, le début est en somme toute classique : dans un monde réaliste et qui se veut crédible, Light Yagami découvre par hasard le Death Note, véritable machine à tuer. Celui-ci décide après réflexion de l’utiliser pour juger les criminels et devenir le Dieu du nouveau monde qu’il aura créé. Ce qui au final revient à dire qu’il s’agit d’un personnage voulant devenir le maitre du monde, ce qui n’est en soi pas un motif nouveau. Mais si l’on pense à ce carnet, on se dit que cet élément aurait pu aboutir à bien d’autres histoires. Selon le personnage que le ramassait, les ambitions et toute la trame scénaristique se serait vu complètement différente. Mais vous pensez surement qu’il fallait bien choisir un personnage, je vous le concède, mais essayez de garder en tête le choix qui a été fait avec Light.

Maintenant penchons nous sur le genre du manga qui n’est ni plus ni moins qu’un polar (ou Thriller si vous aimez les termes Américains). Alors je vous pose une question : pensez vous qu’un polar est le cheminement le plus logique et le plus simple que pouvait adopter Death Note ? Je ne le pense pas. Le fait étant que peu de gens ont du se poser la question et ont acceptés ce principe sans penser à la difficulté que cela apporterait forcément. Opposer à Kira un personnage qui raisonne par logique et qui se base sur des preuves concrètes semble avec le recul improbable. Comment réussir à arrêter quelqu’un qui tue avec un cahier magique, de loin et sans laisser de preuve matérielle, alors que tout le raisonnement du détective se veut logique et ses déductions basées sur des faits ? Kira et L sont deux personnages totalement paradoxaux.

Et c’est déjà en ça que ce manga est parfaitement brillant : avec un tel personnage comme Kira, il aurait été plus logique et plus simple de partir vers une voie plus fantastique qui aurait monté en crescendo, le faisant tout simplement affronter les Dieux eux-mêmes. Mais non, il affronte un humain dans un monde bien réel. Quant à L, il aurait très bien pu poursuivre quelqu’un employant le Death Note mais avec un comportement plus humain, avec des aspirations moins Divines. Mais là encore, ce n’est pas le choix qui a été fait.

Ce que je cherche vraiment à mettre en lumière ici, c’est la crédibilité scénaristique de l’histoire et des personnages alors que tout s’opposait à ça. La façon dont est menée l’enquête, dont Kira échafaude des plans pour s’en sortir et éliminer les gêneurs. Chaque situations est très complexe et pourrait facilement s’embrouiller, donnant l’impression au lecteur qu’on le mystifie pour lui faire avaler des incohérences. Pourtant la trame ne se perd jamais et se permet même quelques coups d’éclats en faisant mourir des personnages clef, se risquant ainsi à un nouveau départ ou encore avec un final dangereux, qui tient à rappeler à tout le monde que si il y a une part de fantastique dans ce récit, les personnages restent avant tout des êtres humains et que personne en ce monde n’est parfait. N’est-ce pas Light ?

De ce fait, j’ai du mal à comprendre le pinaillage de grand nombre de lecteurs qui pointent du doigt certains éléments scénaristiques, les brandissant comme autant de tare qui dévaloriserait entièrement la série. Ces points me semblent personnellement assez futiles lorsque l’on regarde l’ensemble. Tsugumi Ohba a réalisé un tour de force phénoménale avec Death Note, en écrivant surement un des manga les plus réussis de sa génération. Il/elle ne devrait pas être attaqué pour des détails aussi perfectibles après avoir réussi concevoir quelque chose à l’équilibre aussi difficile à obtenir. Un/une scénariste à suivre à l’avenir.


La brute

Maintenant venons en au gros point noir de ce manga, qui a mon sens, est le véritable problème du titre : Takeshi Obata, qui n’assure pas une cacahuète. Et c’est d’autant plus flagrant après avoir vu l’Anime. Nous y reviendrons d’ailleurs, mais à cause de cela il est préférable de lire le manga d’abord si vous ne voulez pas vous prendre une claque douloureuse dans le mauvais sens du terme. C’est simple : on en viendrait à maudire Obata. Pourtant en y réfléchissant, on peut comprendre un tel choix. Quand on regarde le scénario de Death Note, on constate tout de suite l’influence forte des polars noir Américains, avec une ambiance sombre et un aspect fortement Cinématographique. Il fallait donc un graphisme classique mais élégant et avec un grand dynamisme pour contrebalancer avec le certain statisme visuel de tuer avec un cahier. Oui c’était clair : Takeshi Obata était l’homme de la situation. Car on peut reprocher tout ce qu’on veut à Hikaru no Go, mais avoir réussi avec autant de brio à rendre des matchs de Go aussi dynamiques et captivants alors qu’on n’y pigeait, pour la plupart, rien… il fallait être doué.

Pourtant ce dynamisme manque cruellement dans les pages de Death Note, ou alors le dessinateur n’arrive pas à poser l’ambiance qu’il faut. Au début nous retrouvons un style très proche d’Hikaru, donc très clair avec un trait fin. Le problème c’est que le tout est bien trop lumineux pour une histoire aussi sombre. Les pages donnent une impression de clarté en total désaccord avec l’esprit du scénario. Et lorsqu’Obata réussi enfin à donner un coup de crayon plus adulte et plus noir à sa série, le résultat obtenu est un véritable immobilisme des personnages. Plus aucun mouvement ni fluidité ne semblent émaner d’eux. C’est un choix certes, mais cela rend pour le coup certaines scènes, comme un braquage ou course poursuite, totalement rigide. Ce n’est pas ce qu’on attendait du bonhomme, et si il s’agissait de faire quelque chose de statique mais de façon plus naturelle, il y avait des auteurs bien plus à l’aise que lui pour cela. Je ne pense pas d’ailleurs qu’on l’a choisi pour qu’il fasse quelque chose d’aussi raide. Surement de peur de tourner au ridicule certaines situations, Obata est finalement trop gentil, trop sobre et n’apporte pas le souffle d’énergie qu’on se devait d’attendre de lui. Ce qui est difficile à accepter quand on sait qu’un certain Gosho Aoyama avait déjà bien montré comment il fallait s’y prendre.

Encore plus dommage vu que les personnages sont assez originaux et plutôt bien designés (pour du classique, on s’entend). Dommage là encore qu’il soit toujours aussi peu doué pour vieillir ses protagonistes. Si cela était peu dommageable dans Hikaru no Go, c’est beaucoup plus regrettable ici avec un Light qui ne semble jamais être sorti du Lycée. Et l’on ne parlera pas trop de Near qui perd des centimètres de volumes en volumes, ce qui est un bon choix graphique mais qu’il aurait mieux valu éviter de faire de façon aussi visible.


Et le truand !

Et c’est alors qu’apparu l’Anime. Véritable assassin du manga, l’adaptation aura fait autant de bien que de mal. A tel point que les gens n’arrivent plus à concevoir distinctement les deux œuvres et en un sens…j’en fais parti.

Déjà pour la raison simple dite précédemment : l’influence Cinématographique était très forte, alors il n’y a pas de surprise que le manga s’adapte à la perfection au format. Trop peut-être. Car l’Anime arrive à donner le souffle "Over the Top" dont avait besoin Death Note et que son incompétent de dessinateur n’avait pas réussi à faire. L’ambiance qui se cherchait durant les pages semble beaucoup plus naturelle à nos yeux dans sa version animée. Ce qui est un comble pour un manga sombre dont le format noir et blanc du manga aurait du faire sa force, et qu’il se trouve que la couleur serve mieux ses intentions. Idem pour une histoire aussi statique qui obtient tout le dynamisme qu’il lui était nécessaire, ce qui était là encore le boulot d’Obata.

Le scénario également est suivi scrupuleusement, dans ses moindres détails. Mais avec l’efficacité d’un Anime, nettoyant ainsi beaucoup de redites textuelles qui était alors nécessaire, à cause d’une mise en scène trop timorée. De ce fait lire le manga après l’Anime se révèle être un calvaire : tout est exactement pareil à la virgule près, mais avec un manque cruel de souffle et d’éloquence. Et l’absence de musique se fait terriblement sentir tant elle apportait indéniablement quelque chose. Death Note est donc totalement crucifiée par son adaptation animée… jusqu’à la seconde partie.

Tous ceux qui ont vu où lu Death Note le savent : l’histoire à deux parties bien distinctes. Chacune représentent (à quelque chose près) 6 volumes du manga, tandis qu’en Anime la répartition est moins équitable avec 25 épisodes pour la première et 11 pour la seconde. Lors d’un débat podcast, nous avions soulevé la possibilité que ce choix était peut-être du à une seconde partie moins intéressante. Je peux maintenant affirmer le fait suivant : il n’en est rien. J’irai même jusqu’à penser que la seconde partie de l’histoire est bien plus riche que la première.

C’est d’ailleurs là que je veux que vous compreniez bien l’idée que je suis surement influencé et que ma vision est déformée : j’ai découvert le manga après la série. De ce fait, la première partie en manga m’a paru bien pénible tant la série était supérieure. Mais il se peut du coup que je juge durement quelque chose qui reste au-dessus de la moyenne. Enfin, la seconde partie est moins réussie en Anime. Pas la peine d’ailleurs de lire le manga pour se rendre compte que ça ne marche pas aussi bien. Du coup en manga, la redécouverte fût un choc et je surestime peut-être trop la version papier parce qu’elle souffre moins du comparatif avec son adaptation. Au final il se peut que Death Note soit de qualité équivalente sur toute la longueur. D’où le brouillage causé par son adaptation.

Pour faire simple Light est beaucoup plus sous pression, Near obtient réellement le statut de successeur, Mello n’est pas qu’un simple faire-valoir et Mikami a bien plus tendance dès le départ à prendre des initiatives. Quant aux événements, vous imaginez facilement qu’ils sont plus nombreux et plus détaillés : il n’y a pas une mais deux tentatives de reprendre le cahier à Mello. Lui et Near sont largement plus en contact et ont tendance à se faire des cadeaux, Mogi se fait enlever… Et j’en passe.

Tous ces éléments apportaient de l’épaisseur aux personnages et rendent pour le coup le final plus concevable. Même si là encore, le dessin étant trop rigide et la mise en page trop sage, le tout se fait sans éclat et rend du coup ce même final tout aussi décevant mais pour les raisons complètement inverses. La ou l’Anime péchait par des raisonnements un peu trop simplistes mais se rattrapait sur une mise en scène toujours aussi maitrisée, le manga en est le parfait opposé. J’en viens à regretter que cette seconde partie n’eut pas été aussi bien traitée qu’elle l’aurait dû. J’en viens même à regretter une adaptation animée. Car après avoir décrédibilisé totalement le manga en le supplantant royalement, elle finit par se suicider en l’emportant dans sa chute.


Rideau

Que conclure de tout ce joyeux bazar ? Que le manga est un Chef-d’œuvre et que la série également. Malheureusement les deux sont imparfaites et ont besoin de se compléter mutuellement. Mais c’est en se complétant qu’elles se font le plus de mal. De ce fait, Death Note n’est ni un manga ni un Anime, c’est les deux. Telle est l’entité Death Note comme il faut l’aborder à mon avis. Et ne se contenter que d’un aspect c’est se priver d’une complémentarité essentielle désormais. La faute à un Anime qui aura causé beaucoup de tort à sa version papier. Mais pour ma part… si je ne devais en choisir qu’un seul aspect, je choisirai la version animée. Car je tolère plus facilement les problèmes scénaristiques qu’une mise en scène faiblarde. Quoique… non. En fait je dis ça uniquement car j’ai lu et vu Death Note, de ce fait ma vision est complète. Il est au final, impossible de choisir. En fait, ce dont je rêve, c’est d’une version animée complète, qui suit parfaitement le manga du début jusqu’à la fin. Je souhaiterai que le manga n’ait jamais existé, que Tsugumi Ohba scénarise, que Takeshi Obata ne soit que Character Designer et que la série fasse 50 épisodes. Mais comme cela est impossible, je ne peux que vous conseillez ceci : Lisez/Regardez Death Note.


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Seinen bien méchant qui tue - Communauté : Les critiques Manga
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Mardi 6 janvier 2009
Dessin: Kentaro Miura
Scénario: Buronson
Nombre de volumes: 1



Comme quoi faut pas bosser bourré!

Je suis un grand fan de Miura. Berserk est surement l’œuvre la plus marquante que j’ai lu depuis fort longtemps. Et sur bien des points je trouve le titre bien plus aboutie que Bastard !!. Mais je reviendrai un jour sur ce diamant noir, car pour l’instant on va parler d’un One Shot du bonhomme sobrement nommé Japan. Miura au dessin et Buronson, le scénariste de Ken qui s’associent, il était acquis qu’on allait lire la un manga d’exception.


Du coup la chute est bien douloureuse. Parce que très franchement, Japan n’a aucune qualité. D’ailleurs je me demande bien si je vais réussir à trouver assez de matière pour faire une chronique. Alors on va se la jouer fastoche en faisant trois parties bien distinctes comme pour une dissertation niveau collège. C’est une solution de facilité, mais ce titre ne mérite pas un meilleur traitement.


Donc commençons par la chose qui fâche : le scénario. La belle légende nous narre un monde Post-Apocalyptique, ou les Japonais sont devenus les esclaves des Néo-Européens. Pourquoi ? Parce qu’ils ont pollués la planète ces salauds !!! Ah et aussi parce qu’ils n’ont jamais rien fait pour changer leurs images aux yeux du reste du monde. Bon j’avoue que je vous raconte ça mal exprès pour que vous vous rangiez derrière mon avis sans discuter (parce que je suis Néo-Européen), mais il faut admettre qu’au départ l’histoire avait de quoi être passionnante ! Imaginez-vous ça : une réflexion sur un Japon prétentieux qui se renferme sur lui-même et un Occident qui se croit Tout-Puissant. Une critique ou personne n’est épargné. Ouais bah fallait pas espérer aussi subtil : les Japonais qu’on nous présente sont juste des gros Beauf (alors qu’ils sont ados... top crédibilité !) Et les Néo-Européens sont juste des Nazis. J’ai pleuré à chaudes larmes devant tant de banalité. Le summum du ridicule revient à cette séquence ou des pauvres enfants de Barcelone vont coller les touristes Japonais et que ceux-ci leurs jettent des pièces à la sauce « Tenez gueux !!! ». Bienvenue donc à Barcelone, la nouvelle capitale du Tiers-monde ! Mais bon ça c’est au début, avant que tous les gentils soient envoyés dans le futur et se retrouvent donc dans un monde sauce Ken le survivant, avec les déserts et les villes en ruine, l’originalité en moins. Tout n’est qu’un ersatz en bien pourri de l’œuvre majeure de Buronson. Pire ! On a presque l’impression que l’auteur s’auto-parodie : « Oh les Yellow Pirates ! Ce sont des méchants sans foi ni loi !! » « Comment oses-tu tuer quelqu’un de ta race ??? Il faut lutter contre l’oppresseur !! » « On baisera quand tu m’aimeras ». En clair des personnages et des situations qui frisent la caricature et qui sont indignes d’un Buronson. C’est cool ! Oh et je m’attarderai pas sur la pseudo-polémique « les propos sont malsains, c’est peut-être raciste ». Ce n’est rien de tout ça ! C’est juste balourd et très mal agencé. Et même si ça l’étais…. Bah le fait étant qu’on s’emmerde, donc la n’est même pas le problème.


Bon on l’a pigé ! Buronson est dans les choux. Mais il reste Miura !!! Ouais !! Lui il va redresser la barre ! Même si le scénario est sans intérêt, au moins le dessin sera beau ! Enfin c’est toujours sympa de rêver, mais la réalité comme on le sait n’est qu’une grande déception. La preuve étant que le premier truc qu’on fait lorsqu’on nait, c’est chialer. Révélateur et sans aucun rapport avec ce dont on parlait. Bref l’œuvre est censée être plus jeunette que Berserk, Japan datant de 92 et la Masterpiece de 89. On se dit donc que ça doit être pas trop mal. Mais qu’on se comprenne : je sais que 92 ce n’est pas tout jeune non plus et qu’a cette époque Miura ne dessinait pas encore aussi superbement qu’aujourd’hui. Je vous le concède sans problème. Mais la c’est juste encore plus moche que le premier tome de Berserk. Le personnage principal ressemble à…. A rien !!! On dirait un ballon de baudruche en forme de Guts qu’on aurait trop gonflé ! Ca déborde de partout et c’est hyper laid ! Le design général n’est qu’une resucée de l’univers de Ken et la « jolie » fille à une tête de triangle auquel on aurait ajouté des yeux et une perruque !!! C’est pas beau du tout ! Surtout au niveau de la mise en page et de certains angles (très Miurien) qu’il ne maitrise pas vraiment à cette époque, donnant un rendu des plus ignobles. Et histoire d’enfoncer le clou : les connaisseurs vous diront que si les premiers volumes de Berserk restent acceptables, c’est que l’auteur compense sa faiblesse par un univers et des décors ultra-riches ! Ca fourmille partout de détails ! Mais la pas du tout. Donc ne vous fiez pas à la jolie illustration crayonnée qu’on voyait durant la campagne de pub, car ça n’a absolument rien à voir.


Allez j’arrête le carnage et tant pis pour la troisième partie ! Ca me fait plutôt mal de taper sur un des mangaka que j’admire le plus et sur un scénariste que je respecte beaucoup. Je ne sais pas quand ce projet à été réalisé, surement que les deux étaient trop occupés pour le faire sérieusement, parce que le résultat dépasse toutes les espérances, mais dans le mauvais sens. Deux talents réunis qui nous offrent une piètre prestation et le plus mauvais One Shot que j’ai du lire depuis bien longtemps (ça contrebalance avec Berserk), avec ce sentiment de bâclé qui persiste de la première à la dernière page. Ultra moche, ultra cliché : Japan est une aberration. Une vilaine verrue dans la carrière de deux grands du manga… comme quoi personne n’est parfait. Sur ce je vous laisse. Je vais me requinquer en lisant le tome 27 de Berserk !


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Seinen bien méchant qui tue - Communauté : Les critiques Manga
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Mardi 6 janvier 2009
Dessin et Scénario:  Yunna Kagesaki
Nombre de volumes: En cours



Le digne successeur de Rosario+Vampire


C'est marrant, mais je me dis que j'aimerai bien une bannière pour ce Blog. Histoire de faire pro et tout! Et la je sais que vous me regardez d'un drole d'air: "Pourquoi ils nous parlent de ça le con?". Certaines personnes seulement comprendront.


Mais je ne pense pas que vous êtes venus ici pour débattre de bannières et d’étendard guerriers qui flottent au vent de ce petit matin qui annonce une nouvelle victoire des forces de la légion. Bien dommage mais tellement compréhensible. C’est pour cela que je vous propose un tout autre programme de remise en forme qui vous fera perdre des kilos, sans avoir à faire l’abruti sur un pèse-personne tout blanc. Donc parlons de Chibi Vampire Karin ! Ou l’inverse ! C’est beau de vivre dans une Démocratie quand même.


D’abord de quoi ça parle ? Eh bien si l’on en croit l’excellent journal d’investigation d’Anime Land, il s’agit d’un concurrent direct à Rosario Vampire. Et du coup, vous devez bien cibler le truc, vu que je vous ai (et c’est pas fini) bien gavé avec Rosario Vampire. D’ailleurs je le redis juste un coup pour vous faire chier : Rosario Vampire. Héhéhé ! Rosario Vampire ! Héhéhé ! Je m’en lasserai jamais. Cela dit, il y a quand même quelques petites différences, tout à fait subtiles j’en conviens, qu’il me faut quand même signaler. Tout d’abord le cadre principal n’est pas une école ! Ce n’est d’ailleurs pas l’histoire d’un humain qui doit s’intégrer dans un lycée remplie de monstres, ça non plus non. Il n’est pas entouré de pleins de copines qui veulent toute sortir avec lui, y’a pas de ça. On peut pas dire non plus qu’il y a quelconque baston dans ce titre. En fait le seul point commun dans les deux, c’est qu’il y a des vampires. Bon sang mais c’est bien sur ! Du coup c’est exactement la même chose !!! D’ailleurs y’a pas longtemps, j’ai regardé le film « 30 jours de nuit », ben le premier truc que je me suis exclamé c’est « Hey !!! C’est comme Rosario Vampire !!! ». Bref va falloir expliquer quelques trucs à Anime Land. C’est comme si on disait à un gars « T’as aimé Yu gi oh ? Tu vas adorer Card captor Sakura ! Y’a des cartes dedans aussi ! »….. Ouais en fait, la c’est un mauvais exemple. Car il existe quelqu’un qui aime effectivement Yugi et Sakura. Monde de merde qui ne cherche qu’à me contredire, je ne vous dis que ça !


Donc on papote on papote, mais il serait temps de conclure. Hein ? Ou de commencer, aussi, comme vous le sentez. Et bien au début, j’ai découvert cette série vraiment par hasard en Anime et je pensais en faire un article. Mais comme j’ai appris que c’était adapté d’un manga qui allait bientôt atteindre nos vertes prairies, j’ai plutôt décidé d’attendre d’avoir l’œuvre originale de par son essence (RAAAAH ! Baudelaire) !!! entre les mains. L’anime était sympathique, tout mignon mais peut-être un chouïa nunuche. Bah le manga c’est pareil. Et vous savez que je pourrai conclure ainsi. Mais comme vous m’êtes sympathiques je vais détailler un peu plus.


Karin Chibi Vampire c’est de la comédie romantique dans sa plus pure tradition, avec l’élément scénaristique supplémentaire pour apporter un peu de fraicheur à un genre déjà bien saturé. Ici l’élément scénaristique qui fait le petit plus c’est que l’héroïne est un vampire…. qui saigne du nez. Mais pas genre un peu hein ! Genre Ouaaah du sang !!!! Ca gicle !!! C’est cool (oui je trouve que le sang est une chose sexy) !!! Et il faut dire que l’idée est assez inattendue pour donner un résultat plus que fun. Une héroïne qui saigne du nez par litres… quand je vous dis ça vous pensez plutôt à un Seinen bien vilain ! Eh bien non ! Karin c’est un manga pour rigoler ! Avec un auteur qui arrive plutôt bien à utiliser son pitch de départ, rendant des situations convenues du genre soudainement moins convenues. . Tout cela servi par un graphisme des plus jolis, même si aucunement originale et qui parfois manque un peu de soin. Pour faire court : certaines pages sont plutôt chouettes et d’autres paraissent sous-traités par Fumino Hayashi (j’exagère mais c’est si bon, surtout avec des gros morceaux d’cookie !!!!).


D’ailleurs ce manque de régularité dans le dessin amène la mangaka à parfois faire des flèches avec un commentaire. Mais pas un commentaire drôle qui nous amuse ! Plutôt du genre qui nous dit ce qu’on voit, comme « Il sait pas quoi dire », « il veut les mettre en confiance » et j’en passe… Mais putain !!! Je le vois bien !!!! C’est dessiné là juste dans la case bordel !! Je suis pas autiste !!! Et pourquoi pas une cassette audio qui nous guiderai pendant la lecture comme ces sales mioches analphabètes ! HEIN ? C’est ça que tu veux ? Tu veux de l’audio ? Tu veux faire plus clair ? Mais tu peux pas faire plus clair qu’un dessin !! L’expression c’est « j’vais pas te faire un dessin » !!!! C’est pas « j’vais pas te faire un commentaire en dessous du dessin !! ». Tu veux te battre c’est ça ? Parce que je lis du Shonen à 23 piges t’as l’impression que je suis neuneu ?? Tu insultes mon génialissime cerveau ? Mais moi je te bats au scrabble !! Quand tu veux là !!!! Ah ouais on dit plus rien là ! Ah ouais !! Haha c’est ça casse toi !!! Cette solution des flèches explicatives s’avère donc assez pénible. Mais heureusement l’auteur décide assez rapidement de s’en passer pour notre plus grand plaisir.


A la fois trop tôt pour être fixé mais également empruntant un terrain qu’on connaît bien, Karin est un petit titre sans prétention qui se laisse lire très facilement et sans déplaisir, ce qui est un bon point pour le genre. Le tout dans un univers au premier abord assez sommaire, mais qui possède sa petite touche qui lui permet d’être au dessus du niveau générale de ce genre de production. Reste savoir ce que tout ça va donner et si la série arrivera à tenir sur la longueur, ce qui va être son plus gros challenge. Nan parce que je lis déjà Rosario Vampire hein ! Alors on ne la fait pas à un expert comme moi !

Et pour finir, j’aimerai m’inspirer de ce grand Philosophe qu’est Kazushi Hagiwara : lisez mon article sur Bastard !! Il est super !!!!


Par Chevalier Shakka - Publié dans : Shonen tu pleures t'es ému - Communauté : Les critiques Manga
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